-Anciens enregistrements de bateaux
- Le Soleil d'Orient
- Le Calypso 2
- Le Banik
- Avel Mad
- Petits gars
- Campillo
- Dolce Farniente
- Moorskool
- La Recouvrance ( pour le festival des cornemuses 2009)
- Les thoniers (2009)
- carte SHOM et vieux gréements rade LORIENT 
- Termes de marine
- Les navires d'autrefois (de CESAR à...... )
- Dévastation 
- Navires d'autrefois  
Anciens enregistrements de bateaux

Propriétaires de dundées de Locmiquelic (entre 1873 et 1953) : 119 navires

Gildas QUER possède 9 navires entre 1924 et 1948

Jean Marie GEORGEAULT possède 7 navires entre 1908 et 1918 (nom de l’école publique). Cet homme était professeur et conseiller général

Julien QUERE (armateur) possède 5 navires entre 1925 et 1939

Pierre PERON époux Germaine RIO (marin pêcheur) possède 4 navires entre 1933 et 1950

Maurice LEON possède 4 navires entre 1938 et 1950

Construction de navires pontés entre 1878 et 1949 à Locmiquelic

18 navires furent construits sur la commune de Locmiquelic entre 1878 et 1949

Chantiers de construction de navires entre 1878 et 1948 à Locmiquélic

- Chantiers Louis JANNES et Emile LE RUNIGO construction de 12 navires.
- Chantiers Jean Marie BOURHIS construction de 5 navires

Entretiens et remise en état des navires victimes de la guerre 1914-1918

Le Commissaire Général BOUISSON dans sa dépêche du 24 janvier 1919, décide de rendre les navires dans le même état de prendre la mer qu’au moment de la mobilisation du navire
Pour cela, les charpentiers de la Marine devront réparer les navires abandonnés suite à mobilisation et qui sont en état d’être réparés
IL en sera de même pour les bateaux qui seront réparés par des chantiers privés. La réalité en fut bien autrement.
Le 22 mars 1919, M. Margana Adolphe, de Locmiquelic, patron du dundée Amiral Aube, obtient 500 Frs en dédommagement pour 2670 Frs de frais de remise en état du navire.

Propriétaires de Dundees caboteurs entre 1909 et 1952 à Locmiquelic

- RUBAN Yves Dundée Yves et Radegonde (35 tonneaux) armés en 1918 ; désarmés en 1919
- BREUREC Henri Dundée Henri-Alice (37 tonneaux) armé 1919 ; désarmé en 1919 

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Autres navires construits à Locmiquelic de 1877 à 1941

1911 : 1 Sloop ponté
1921 : Dundée par les Chantiers JANNES ET LE RUNIGO
1923 : Dundée par le Chantiers LE RUNIGO

Le Soleil d’Orient :

Ce bateau est le premier bâtiment construit dans le chantier naval créé par le ministre Colbert dans les terres " vaines et vagues " du Faouëdic, en 1671. Ce navire donne d’abord le nom au chantier puisque les gens viennent voir le chantier du l’ "Orient ", puis à la ville, puisque les gens viennent à Lorient. Son destin est malheureux. Lors de son premier voyage (6 mars 1671), une tempête au large de la Rochelle l’abîme fortement, surtout au niveau des mâts. Après réparation, il retourne à Lorient où il est contraint d’attendre plusieurs mois l’arrivée de la bonne saison pour repartir. Il ne reprend la mer que l’année suivante, le 12 mars 1672, à destination de Surate, en Inde, où il arrive sans problèmes au mois d’août. Après avoir chargé une bonne cargaison, surtout des tissus, puisque Surate est spécialisée dans les tissus de coton, qui représente d’ailleurs l’essentiel des marchandises pour l’Europe, il quitte l’Inde en janvier 1673. Et là, les choses vont se gâter. Par suite d’une mauvaise navigation, poussé par des vents et des courants inhabituels, il relâche en catastrophe à Mozambique, ville située au Nord du pays du Mozambique. A l’époque, c’est un endroit des plus malsains, où la fièvre jaune et la malaria sévissent.

Les Portugais y ont construit un hôpital qui, curieusement, a très mauvaise réputation. On dit qu’il est plutôt un mouroir tant les guérisons y sont rares. Dès que la nouvelle de cette malheureuse escale du navire fleuron de la Compagnie est arrivée en France, ses directeurs ont, sur-le-champ, envoyé le " Blanc Pignon " à sa rescousse avec un équipage d’appoint. Mais avant que le navire sauveteur n’arrive, le gouverneur portugais négocie avec le commandant français une solution favorable aux deux parties : quelques marchandises en échange des matelots volontaires, suffisamment nombreux pour que le " Soleil d’Orient " puisse regagner la France. Ainsi, 15 mois après son arrivée en terres portugaises, il repart par ses propres moyens, le 12 juillet 1674.

Rentré à la Rochelle en août 1675, trois ans et demi après son départ de France, en dépit de nombreuses pertes, tout le monde est soulagé, d’autant plus que la vente de sa cargaison remporte un grand succès. Après ce retour, le " Soleil d’Orient " reste deux ans amarré à quai, faute de moyens d’armement. Il ne reprend du service que le 1er février 1679, pour un deuxième voyage vers l’Inde. Il arrive en août de la même année à Surate, où il reste à faire du cabotage pendant près de deux ans.

Le 6 septembre 1679, il part de Bantam (Java) avec la prestigieuse délégation de l’ambassade du roi de Siam (Cambodge) qui doit être présentée à Louis XIV : 20 mandarins chargés de riches présents destinés à éblouir le roi d’Occident. Pour donner une idée du luxe et de la richesse, voici un détail intéressant d’un ancien récit : " Les lettres de créances étaient écrites sur des feuilles d’or contenues dans une châsse dorée constellée de pierreries."

La cargaison d’étoffes, de coton, de soie, d’épices, d’or, d’argent et de pierres précieuses composée avec soin, est évaluée à plus de 15 millions d’Euros. Ce prestigieux navire du port de 1000 tonneaux et de 60 canons séjourne à Bourbon du 1er octobre au 1er novembre 1681. On peut imaginer l’accueil que le gouverneur de l’époque, le Père Bernardin et ses administrés, ont réservé à ces illustres visiteurs.

A Lorient, l’on attend longtemps le retour du grand vaisseau et de sa prestigieuse cargaison. En vain. Il sombre à jamais près des côtes de Madagascar. Ce naufrage est probablement un acte criminel, le capitaine d’un navire anglais affirme aux Indes l’avoir vu périr, attaqué par des pirates. Les chercheurs de trésors du monde entier n’ont jamais , localisé l’épave où reposent les trésors des pagodes du Siam.

Enis Rockel

 Le Calypso 2


Calypso 2

Plan F.Sergent
Construit en 1968 au chantier Caid à Nantes
Serie "Fantasque" ketch norvégien
LH 10.5m
Largeur 3m
TE 0.85/1,75m dériveur
Déplacement 6.5t
Coque en acajou jointif sur membrures ployés en acacia

5 bateaux semblables ont été construits

Le vieux Bannik

Site sur le bateau et son équipage.

 

Avel Mad :Dans le port de Sainte Catherine un vieux gréement attend sa prochaine restauration.


- Nom : AVEL MAD
- Immatriculation : LO284445
- Chalutier à perche pour pêche sur bancs de sable
- Construit aux Chantiers BRIZARD de Saint Goustan à Auray en 1953 en 2 exemplaires
- Longueur : 8 mètres environs
- Son proprietaire demeure à Lomiquelic

Locmiquelic

                           Utilisation du MInahouet pour la restauration du navire           

 
P'tits Gars :

 Constructeur : Pierre TUDAL
- Equipage de 2 personnes.

P-tits Gars
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                                                Manuel   CAMPILLO à Sainte Catherine 

 

Une balancelle, navire traditionnel à voile de Méditerranée, s'est refait une beauté dans le port de Sainte Catherine et se trouve actuellement au port de Pen- Mané.
La balancelle est un voilier dont la poupe et la proue sont relevés. Ce navire fait 27 mètres de long.
C'est la propriété de 2 frères, charpentiers marins, qui l'ont sorti de la vase du port d'ADGE il y a 20 ans. Il était coulé sur l'Hérault à ADGE, disent ils.
Ce bâteau a été construit en 1950 à BENIF-SAF en ALGERIE par le chantier CAMPILLO. 
Tous les navires sortant de ce chantier portaient tous le même nom, seul le prénom chnageait
Ce Manuel transportait des oranges entre l'ALGERIE et l'ESPAGNE? , puis il  a été armé à la pêche au thons, à PORT-VENDRE et à SETE, avant d'être abandonné dans une vasière.

Dix ans de travail pour le rénover  
Les frères LE BELLEC  ont tout juste 20 ans et déjà la navigation dans le sang. Ils vont mettre vingt ans pour le rénover. On vivait dessus , se souvienr Frédéric
En 2002, nous avons décidé de remonter vers la BRETAGNE et c'est comme cela que nous amérrissont à LOCMIQUELIC.  
 Le CAMPILLO EN 2002 à Locmiquelic 



                                  Le CAMPILLO EN RENOVATION A LOCMIQUELIC  2008
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Le CAMPILLO et l'André-Yvette se touchent  à Pen -Mané le 12 septembre 2010 
L'avant du Campillo a subit des dégats relativement importants



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La RECOUVRANCE quittant la  rade  de LORIENT 3 -08-2009




Carte du SHOM E/3/96  RADE DE LORIENT
 Un vieux gréement à Sainte Catherine
Un vieux côtre de 6 m. est ancré pour qques jours dans l'anse du GELIN. Ce côtre de la série des MOORSKOOL fabriqué à SAINT-MALO navigue le long de la côte depuis CHERBOURG.
 le 22 juillet: le vieux navire  a quitté notre port de Sainte Catherine avec son patron qui nagigue seul sur les mers.
 

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La DEVASTATION 
 C'est un cuirassé d'escadre type garde- côte " construit entre 1876 et 1879, elle sera  échouée en 1922 Construit à LORIENT
Dimensions: 95m x 50.45m
Tirant d'eau: 7.34m
Déplacement: entre 9600 et 10600 t
Propulsion: 2 hélices, 2 machines à  vapeur compound verticales, 12 chaudières
Voilure: 2760m2
Vitesse: 15 noeuds
Réserves de combustible: 560t
Autonomie: 2800 milles
Armement: 4 canons 340mm, 2 canons 274mm, 6 canons 140mm
Chantier: arsenal de Lorient
Mise en chantier: 01.1876
Lancement: 20.08.1879 
partir de 1872 (au lendemain de la guerre contre la Prusse), la marine française cessa d'employer le bois au profit du fer pour la construction des coques de cuirassés mixtes. On compte alors parmi les 1ers navires de ce type le REDOUTABLE, la DEVASTATION et le FOUDROYANT. Ils présentaient tous une forme caractéristique de coque se rétrécissant au dessus de la ligne de flottaison. Le pont rejoignait donc la ligne de flottaison plus large par des murailles composées d'une surface courbe.
Si le 1er, le REDOUTABLE, fut construit en fer, la DEVASTATION et le FOUDROYANT le furent en acier (gain d'au moins 110t sur la coque). La voilure se composait de 3 mâts à voiles carrées, focs et beaupré.Vu de profil, les 2 cheminées côte-à-côte ne semblaient faire qu'une au contraire des cuirassés plus classiques avec des cheminées l'une derrière l'autre. Elles se situaient ici entre le mât de misaine et le grand mât.
Une ceinture de 380mm max au centre jusquà 220mm aux extrémités assurait la protection. A l'avant la ceinture descendait jusqu'à recouvrir l'éperon tandis qu'elle laissait l'arrière découvrir de 15m, s'arrêtant par une traverse cuirassée de 220mm. Le pont était recouvert d'une cuirasse "en sandwich": couche de fer 50mm surmontée d'une couche de tek 140mm surmontée enfin d'une couche d'acier 30mm. Le réduit central était cuirassé de plaques de 240mm. Venait ensuite un autre pont installé sous la flottaison et limité en longeur à l'arrière, partiellement cuirassé de plaques de 50mm et dont les cloisons étaient dépourvues de toute protection
.
L'armement se constituait de 4 pièces de 340mm aux 4 angles de la casemate, à hauteur du pont de batterie. Fixées sur des affûts orientables par des rails semi-circulaires, elles couvraient 360° en tirant aussi bien vers l'avant que vers l'arrière en plus du travers. On trouvait également 2 pièces de 274mm de chaque côté du toit du réduit central avec un angle de tir latéral de 180°. On peut rajouter 6 pièces de 140mm sur le pont (2 à l'avant et 4 à l'arrière du réduit) également sur affût roulant.

Côté moteur, on avait 2 machines alternatives Creusot à 3 cylindres horizontaux (un à haute et 2 à basse pression). Les 12 chaudières elliptiques utilisaient les 2 cheminées.
Les DEVASTATION furent les plus puissants cuirassés de leur époque et furent l'objet de nombre d'observations et critiques des Anglais en concurrence directe avec les Français sur ce type de navire puissant et armé.
La batterie centrale ne donna jamais satisfaction et fut continuellement modifiée. Remotorisée en 1901,elle   arrive à LORIENT en 1914, rmorquée par L'ATLAS
Afourchée à LOCMIQUELIC , sert de centre d'entraînement
aux prisonniers allemands jusqu'en 1916.
Vendue le 31 mai 1922, à Monsieur JACQUARD de PARIS pour 190 000 frs.
Quitte LORIENT le mardi 9 mai 1922 et remorquée par les navires Allemands ACHILLES et LARISSA , talonne la roche "les potées" et s"échoue . Elle est desechoué le 16 avril 1927 puis hâler sur la côte proche de LARMOR avec l'aide des remorqueurs RENNE, AUROCHet GLADIATEUR
En 1953, un chantier MELBOURNE , l'envoie par le BLAVET aux Forges de LOCHRIST - HENNEBONT au titre de ferraille. 
Elle sert actuellement comme site de plongée sous- marine devant LARMOR-PLAGE .  Elle émerge à marée basse. (en partie par CHERRONET Yannick)
 

Cuirassé d'ESCADRE LA DEVASTATION
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termes marins:
Barque : nom de petits bateaux non pontés en général
Brick-goélette: un peu plus léger que le brick , possède une voile de flèche et une brigantine.
Brigantin: petite bateau à 2 mâts, dont le gréement ressemble au brick.
Double chaloupe: chaloupe pontée, d'une jauge  généralement supérieure à 10 tonneaux
Chasse-marée: trois mâts avec voiles à bourcet, ou aurique, un taille-vent  au dessus de la grand-vpoile
Buze: navire de pêche hollandais à trois mâts, pour la pêche aux harengs.
Dogre: navire voisin de 100 tonneaux, à deux mâts, utilisés en mer du Nord pour la pêche aux maquereaux. Estéquipé d'un vivier. appelé parfois dogger)
Frégate: navire petit tonnage, bon marcheur, trois mâts cérrés
Goélette: bâtiment de 50 à 250 tonneuax, à deux mâts inclinés vers l'arrière, deux voiles auriques, un beaupré et deux à trois focs.
Filbot: petite flûte hollandaise ( bâteau à fons plat, renflé),  à deux mâts, haut du bord, à arrière rond, ne dépasssant pas 100 tonneaux
Senau:  navire à faible tirant d'eau, deux mâts carré, un tapecul
Sloop: navire caboteur à un mât
Tartane: un grand mât avec une voile sur antenne ( parfois un hunier), un tapecul, un beaupré.      

LES NAVIRES D'AUTREFOIS

A l'époque de CESAR, on apprend que les Vénètes ( de VANNES) possédaient beaucoup de navires et même traversaient vers la Grande-Bretagne. C'étaient  de hardis navigateurs et connaissaient  la côte. On peut penser que le BLAVET était un lieu qu'il fréquentaient, pour le sel et la pêche. (voir la page BLAVET) On peut encore imaginer des "ports de pêche romains" compte tenu de la configuration des lieux. Le type de navire est décrit par CESAR vers l'an 56 avant Jésus Christ: la carène est plate, afin qu'ils puisent passer plus facilement sur les bas-fonds et de mieux soutenir les reflux. Par contre les proues et les poupes sont très hautes et établies de manière à résister aux lames et tempêtes. La carcasse est en chêne pour supporter les chocs, le pont est fait avec des poutres larges d'un pied qui sont fixés par des clous de fer gros comme le pouce. Les ancres sont retenues par des chaines en fer; Les voiles sont faites avec des peaux tannées et assouplies, pensant que la peau est plus résistant. Les Vénètes peignaient la coque, les voiles et gréement de leurs navires en bleu, les hommes devaient aussi porter des vêtements de cette même couleur, afin d'être découverts le plus tard possible. Toutefois par la suite la couleur devint le gris ( concervé encore de nos jours pour nos navires de guerre). 
Toutefois les Romains vinrent à bout des Vénètes avec l'invention  de la faux emmenchée sur une longue perche, avec laquelle les soldats accrochaient les cordages des bateaux vénètes et faisaient tomber les vergues. C'est ainsi que les Vénètes tombèrent aux mains des légions de CESAR. 
L'histoire raconte que NAPOLEON  1er critiqua ces actes de barbaries. 
On dit encore qu'un bateau de pêche, appelé SINAGOT, présente une structure analogue à celle d'y il a 19 siècles