ALGUES VERTES

La Bretagne, compte tenu de ses eaux peu profondes, de faible débit, se doit de puiser dans ces eaux superficielles pour alimenter les besoins. 
 
Locmiquelic a peu de sources mais possède une eau de surface. Beaucoup de maisons ont un puits.

On a toujours produit des résidus divers en ne sachant qu'en faire. Déjà, les grandes collectivtés de l'Antiquité se préoccupaient de l'évacuation de leurs déchets et au XVIII ème siècle, la Bretagne a connu quelques catastrophes écologiques : jusqu'au début du XX ème siècle, la région a notamment subi une forte pollution organique, due au rouissage du chanvre et du lin, que l'on faisait pourrir directement dans les rivières, au printemps et en été, période d'étiage et donc de fragilité des cours d'eau, d'où une importante mortalité de poissons. 
L'eau de mer est malade de l'eau douce. Une grande partie des polluants rejetés arrivent dans la mer.  

Locmiquelic est, comme beaucoup de communes riveraine de mer, atteinte par cette calamité : les algues vertes qui recouvrent les rives à chaque marée basse. En quinze ans, ces dernières ont connues un important développement... suite  dans le prochain message... merci    
 

14 juillet 2010
Un document est récemment sorti (2010) sur :  

le SCHEMA de COHERENCE TERRITORIALE de LORIENT

 
ce n'est pas, pour le moins un titre simple, mais !!!
De quoi parle ce document ? ...essentiellement de la qualité de la rade de Lorient (Blavet-Scorff-Port de pêche et de commerce... de la pollution et des risques liés à tout cela).
Ce schéma se décompose en plusieurs paragraphes, certains importants, d'autres inutiles pour nous (simples citoyens).
 
Zones d'intervention du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres

Depuis le début des années 2000, les communes de Ploemeur, Guidel, Locmiquelic et Riantec, disposent de zones d'intervention du Conservatoire du littoral.  
Une stratégie de défense du littoral sur le long terme a été élaborée par le Conservatoire à partir d'une recherche de sites, d'une évaluation des richesses des milieux naturels littoraux et de leur fragilité vis à vis des activités humaines. Cette démarche a permis de repérer des secteurs d'intervention  potentielle et des secteurs d'intérêt complémentaire. Ils correspondent à la rive gauche du Blavet entre Hennebont et Locmiquélic, à la vallée du Scorff, à l'espace compris entre Plouhinec et la rivière d'Etel, aux rives Nord-Est et Nord-Ouest de la rivière d'Etel, au secteur Sud de l'île Groix entre la Vaaue de Ven Hoal et la pointe de l'Enfer et au secteur Est de l'île de Groix.

Caractéristiques d'occupation

Les plans d'eau sont utilisés par des bateaux de commerce, de pêche et de plaisance.  (Ca on le savait !!!!!).

Développement d'une économie liée à la mer

La rade affiche ainsi ses fonctions portuaires avec les grues et silos de Kergroise, les formes des chantiers navals du Scorff et du Rohu. Le développement récent de la plaisance se lit dans la présence des nombreux mâts, comme à Kernével, Sainte-Catherine et Port-Louis (Nota: on a oublié Pen-Mané ???).
Les vases n'existent qu'en équilibre avec les conditions hydrodynamiques. Les vases fines ne sont représentées que dans la Petite Mer de Gâvres, la rade de Lorient, la Rivière d'Etel, et au large. Ailleurs, elles sont plus ou moins sableuses, voire graveleuses. Elles sont largement développées sur le plateau continental, au-delà de la côte -70 m.

Le Blavet
  
La canalisation a profondément modifié les caractéristiques naturelles de la principale rivière de Basse-Bretagne, avec la réalisation de barrages, écluses, chemin de halage, sites industriels et micro-centrales. Le Blavet se distingue donc du Scorff non seulement par son bassin versant et son débit très supérieur, mais aussi son caractère de vallée très encaissé (jusque 70 m.), en relation avec la traversée de bandes de roches dures (granits, quartz, mylonites). L'étroitesse de la vallée, les orientations changeantes avec les versants sud et nord très contrastés, le boisement quasi continu des versants, contrastent avec le plateau agricole de la rive gauche où l'arasement de nombreux talus a créé un paysage de campagne ouverte. La marée remonte par forts coefficients jusqu'à l'écluse des Gorreds, près de Lochrist.
Immédiatement au sud du pont du Bonhomme, le fleuve passe à travers une zone de mixaschistes offrant une résistance bien moindre. La vallée prend soudainement de l'ampleur offrant une résistance moindre pour atteindre  plus d'un km de largeur. De grandes vasières d'une superficie de 145 ha. s'étendent le long de la commune de Kervignac, alors que la rive Lanestérienne propose un rivage plus escarpé. En rejoignant le Scorff, le Blavet forme la rade de Lorient, espace maritime peu influencé par les apports d'eau douce. Les limites amont du domaine public maritime atteignent le pont du Bonhomme et le pont du Sac'h sur le Scorff.

Les protections réglementaires 
 
Le territoire du Pays de Lorient est riche  d'une diversité de milieux naturels. Ainsi, sur les 2,2 % du territoire que représente le territoire du SCOT sont présents les principaux milieux naturels atlantiques, qui compte tenu de leur importance écologique bénéficient de mesures  de protection réglementaire.

Le "SCOT"  c'est quoi ?

C'est en fait une  "super agglomération de communes et de regroupement de communes"

"Pays de Lorient" désigne communément le territoire que recouvre Cap l’Orient. Mais le "pays" a un autre sens, celui que lui donne la loi Voynet. Ni échelon administratif, ni collectivité territoriale, le pays est un territoire présentant une cohésion géographique, culturelle, économique et sociale dont les communes qui le composent élaborent un projet commun de développement. Dans ce sens, le Pays de Lorient regroupe Cap l’orient, la Communauté de communes de Blavet-Bellevue-Océan (Kervignac, Merlevenez, Nostang, Plouhinec, Sainte-Hélène), la Communauté de communes de Plouay (Bubry, Calan, Inguiniel, Lanvaudan, Plouay, Quistinic).
 
Le Pays de Lorient compte 30 communes et 213 031 habitants.  

Les communes et groupements concernés élaborent le projet de développement durable du pays. Ils délibèrent pour approuver le projet et le périmètre du pays. C'est l'accord des élus sur le projet commun qui fonde le pays : un projet, un territoire.

Les communes et groupements concernés élaborent le projet de développement durable du pays. Le projet du Pays de Lorient est décliné en trois axes stratégiques sur lesquels travaillent trois commissions :
 
Economie : aménager un espace économique dynamique respectueux d’un développement équilibré.

Environnement : valoriser un territoire organisé autour de l’identité île-mer-rade-vallées.

Social construire un pays solidaire pour une vie quotidienne de qualité et une personnalité culturelle forte.

Malheureusement la ville de Lorient compte tenu de son importance  se taille dans tous ces projets la part la plus belle.

Zones protégées

Enfin le classement en Zone de Protection Spéciale (ZPS) de la rade de Lorient , concerne presqu'exclusivement le site de l'anse de Pen-mané (Locmiquélic), et des étangs periphériques de Kervan et de Kerzine en Plouhinec.

Les ZICO  (il faut le trouver ce zico ???)
Le site  "rade de Lorient" est intégralement pris en compte par une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux. (d'ou ZICO). Il comprend un espace maritime et esturien de 2800 Hectares.
Parmi les sites naturels essentiels sont pris en considération les espaces découverts à marées basses tels que les vasières, ou les espaces recouverts à marées de vives eaux comme le shorre ou les marais  maritimes.
Ces espaces assurent les fonctions de nourrissage, de nidification ou de migration. Au delà de l'espace de la Rade de Lorient, il convient de considérer les espaces fonctionnels pour l'avifaune que représentent l'estuaire du Blavet ainsi que la Petite Mer de Gâvres.
P.S: au vu ds données ZICO, la Rade de Lorient répond aux critères RAMSAR (un sigle de plus)!!!   

Patrimoine naturel de la région lorientaise

Depuis les années 1980 le territoire a fait l'objet de l'identification de sites qui, au vu de leur biodiversité méritent un certain intérêt. Il s'agit d'espèces boisés, de marais maritimes, de vallées, de landes.
Ces premières investigations on été poursuivies au début des années 2000, et elles ont permis de "valider" les espaces naturels qui, compte tenu de leur intérêt, représentent le patrimoine naturel de la région Lorientaise (indépendamment des donnéess réglementaires et d'inventaires)
Cet inventaire territorial a permis d'identifier, 86 sites d'intérêt de biodiversité sur le territoire, dont la prise en compte dans le cadre du SCOT est essentielle. Cet inventaire, s'il confirme l'intérêt écologique des sites majeurs du littoral, démontre également l'importance que peuvent représenter les vallées, les grands espaces boisés et des espaces plus confidentiels comme les landes  ou les tourbières. Cette dimension de l'aménagement a longtemps été ignorée. Le fait d'implanter des zones d'habitat ou des infrastructures routières ignorant ces continuités a pu aboutir à la fragmentation des espaces et a verrouillé définitivement des communications naturelles intéressantes.

Si l'on veut éviter ces erreurs, il convient d'identifier,  de préserver les liaisons  intéressantes, qui passant d'une vallée à l'autre, s'appuyant sur les forêts, voire les parcs et jardins de ville, pour déboucher sur la mer, concentrent les plus fortes valeurs ajoutées écologiques et paysagères de la région Lorientaise, et surtout du quotidien des habitants , par les relations ville/nature.
Bien loin d'être de simples coupures vertes figées, supposées bloquer les extensions de l'urbanisation, les liaisons vertes du pays de Lorient sont des espaces vivants, destinés à rendre de multiples services à la population, et susceptibles de participer à une organisation cohérente de futurs développements urbains. 

 1- DEVELOPPEMENT D'UNE ECONOMIE LIEE A LA MER 
 
Commune nécessitant une information à la population

LOCMIQUELIC : risque SEVESO et risque RUPTURE DE BARRAGE le plus sensible aux tempêtes. 

CES RISQUES NECESSITENT UNE INFORMATION A LA POPULATION   
Dépôts pétroliers de Lorient: Dépôt de Kergroise (88000 m3 de liquides inflammables)
Dépôt de Seignelay (63000m3 de liquides inflammables) 
Hydrocarbures liquides Incendie, explosion, nuage toxique, pollution des sols
Etablissements Seveso 2 seuils hauts 140 m 180 m 103 m 135 m
Appontement pétrolier du port de pêche
Hydrocarbures liquides, incendie, explosion
Silo vertical du port de commerce de Lorient exploité par la CCIM
Produits agroalimentaires (tourteaux de soja, de tounesol, de manioc)
Incendie, explosion Installation classée soumise à autorisation 

Installations pouvant présenter un danger  
Silos à plat du port de commerce de Lorient (Silos des entreprises Le Bras, SLS, OMA, Unistock, Stac Jokelson)
Produits  agroalimentaires (tourteaux de soja, de manioc)
Icendie installation classée soumise à autorisation 
STEF Logistique Port de commerce de Lorient
Ammoniac  Nuage toxique 
Installation classée soumise à déclaration 

Je passe volontairement des articles  (élevage de moules sur la rive gauche de l'estuaire du Blavet...) pour ceux et celles qui souhaitent le texte le demander au travers de l'email du site.
 
Les sédiments

Plusieurs campagnes de mesure de la qualité des sédiments ont été menées dans la rade de Lorient dans le cadre des opérations de dragage des ports. Les analyses mettent en évidence quelques zones de la rade dont les vases présentent des teneurs notables en polluants (métaux lourds, hydraucarbures, TBT)
L'estuaire du Scorff, à l'aval du Pont Gueydon. L'avant-port de Lorient. Le port de pêche de Lorient Kérolay. La base des sous-marins de Lorient. Le ruissellement des eaux pluviales dans les zones urbaines, les activités de réparation et de construction de DCN, des chantiers navals et du port de pêche de Lorient constituent les principales sources de pollution des sédiments portuaires de la rade, sans oublier les eaux usées des hôpitaux.

La gestion des sédiments de dragage : trouver un site à terre 

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes de sédiments portuaires sont dragués dans le cadre des opérations de dragage des ports de la rade de Lorient. Ce dragage d'entretien permet notamment de maintenir les profondeurs d'eau.
A l'heure actuelle, la quasi totalité de ces sédiments sont clapés sur un site d'immersion à 2 miles de la pointe de Pen-Men à Groix. L'immersion de ces vases portuaires dont les teneurs en polluants peuvent être ponctuellement notables (Nb : en Français ça veut dire pour le moins dangereux), devient problématique et rencontre une opposition de plus en plus vive. La recherche d'un site à terre permettant le stockage des sédiments les plus contaminés s'avère donc un enjeu primordial pour les prochaines années. (???)

2-LES ACTIVITES DE REPARATION ET DE CONSTRUCTION NAVALE

Les activités de carénage et de traitement des surfaces sont génératrices d'effluents contenant des métaux lourds : cuivre, zinc, anciennement du TBT. L'emploi de solvants organiques et autres composés toxiques dans les chantiers navals est également source de pollution des eaux et sédiments marins. Afin de réduire la pollution  ds sédiments des bassins du port de pêche, la SEM Lorient/Kéroman  gestionnaire des ports), a récemment investi dans un équipement (???)
Au-delà de ces évolutions législatives, on observe dans le pays de Lorient une prise de conscience de plus en plus forte du caractère limité de l'espace disponible et de l'impossibilité de poursuivre les modes d'urbanisation des dernières décennies.
Plusieurs communes connaissent une saturation de leur territoire par l'urbanisation  ou n'en sont plus loin, si l'on tient compte de la protection des espaces naturels et des dernières exploitations agricoles viables. C'est notamment le cas de Lorient, Lanester, Locmiquélic, Port-Louis, Gâvres, Larmor-Plage et Hennebont. (et ben on va rigoler avec les barres d'immeubles que l'on veut construire un peu partout !!)
Dans les communes comme Groix ou Sainte-Hélène, où les protections résultant de la loi Littoral couvrent une grande partie du territoire, un confinement des espaces potentiellement urbanisables est également bien perceptible.
Des contraintes physiques ou juridiques n'interdisent aucunement aux communes de renforcer leur économie ou de renouveler leur population (??), elles  imposent seulement de conduire les révisions des P.L.U. (Plan Local d'Urbanisation) dans un esprit complètement différent des P.O.S. (Plan d'Occupation des Sols).
(Pour le reste du document, cela n'est pas intéressant pour le contribuable)