05/09/2011 08:39
Temps
Pluie :
Ce matin jusque 8 heures environ: pluie; depuis le soleil est apparu et semble se plaire pour 5 minutes de soleil....

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 Un décès à bord  
le jeudi 28 mars 1888, au matin, Monsieur Bonnelle, notaire à Belle Ile , prend place à Belle-ile sur le vapeur Alréen pour se rendre à Lorient. La mer n'est pas bonne, et malgré cela,  Monsieur Bonnelle est assis sur le plat-bord arrière du navire. Vers 7 heures  30, à la suite d'un virement de bord, Monsieur Bonnelle est désiquilibré et tombe à la mer en pleine rade.
Un matelot de la Marine  embarqué sur un canot militaire réussit à le saisir. Un vapeur de la Compagnie des Rapides (le Marie-Rose)  permet le rapatriement  sur l'Hôpital de Lorient. Malgré cela Monsieur Bonnelle décédera le lundi matin des suites de son accident.
(Info "le Nouvelliste du Morbihan")
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Suite de l'article : LA PLACE FORTE DE LORIENT du 4/09/2011.
......Les travaux commencèrent un mois après, mais la mauvaise volonté du Seigneur de Montigny, l'un des propriétaires expropriés, retarda l'achèvement du mur pendant deux ans.L'enceinte de L'Orient n'était  donc pas achevée lors du siège de 1746, les vantaux des portes n'étaient pas encore placés et la valeur militaire du rempart était à peu près nulle.
Dix années s'écoulèrent ensuite sans apporter d'améliorations sensibles  à la fortification de la ville, puis, le roi décida en 1757 de faire éxécuter d'urgence les  défenses extérieures de la place .
L'Intendant LEBRET ordonna le 7 février 1758 que mille terrassiers, auxquels l'on fournitait des outils seraient employés chaque jour aux travaux du Génie..
"Ces mille travailleurs, dit l'Ordonnance, seront fournis sans aucun retardement par les paroisses circonvoisines de L'Orient et du  Port-Louis qui seront jugées à portée de se rendre  sur lesdits travaux,et proportionnellement au nombre d'hommes disponibles de la paroisse, sous peine de 10 livres d'amende et de prison."
On ne devait choisir pour cette corvée que des hommes forts et robustes; la durée du travail de chaque détachement était de 8 jours consécutifs, et le terrassiers étaient répartis par brigades de 40 hommes dirigées par les principaux habitants. Tous les ouvriers étaient solidaires et se partageaient également le prix du travail à raison de 18 sols, la toise cube de déblai ou de remblai. Ils recevaient le pain en nature et subissaient pour cet objet une retenue journalière de 3 sols, représenatnt le prix de la ration.
Les soldats de la garnison comptaient dans l'éffectif des mille travailleurs.
Telles furent les conditions dans lesquelle la Compagnie des Indes et le roi assurèrent le construction des ouvrages dont la municipalité lorientaise a entrepris la démolition partielle, depuis quelques années, malgré l'opposition de l'Etat. 

Ces notions historiques et miliatires étant déterminées, voyons maintenant d'après les documents inédits du XVIIIè siècle quelle étaient les craintes des Lorientais avant la construction du rempart et comment ils supportèrent le siège de 1746.

Mémoire sur les précautions nécessaires  à prendre pour la sureté de l'Etablissement considérable formé par la COMPAGNIE des INDES au Port d'ORIENT
                               Extrait des Archives de la famille de Palys

On ne peut douter que l'Etablissement considérable de la Compagnie des Indes formé  depuis 20 à 30 ans au Port d'Orient ne soit un puissant sujet d'envie et de jalousie aux Anglois et aux Hollandais. Le commerce  a été  et sera dans tous les temps un fond moins réel mais plus abondant que les fonds de terre qui forment l'étendue d'un Etat.
Cela posé, il est constant que ces deux nations s'étant comme approprié toutes les denrées étrangères; Maîtres de cette riche distribution; voulant se conserver de droit les agents de l'univers, et trouvant dans cette Dispensation générale des produits immenses, empêcheront autant qu'il sera enn  eux, toutes les autres nations de venir dans ces Contrées pour recueillir par eux même ces Biens, et seuls dépositaires de ces trésors inépuisables, ils ne s'en desaisiront que vaincus et forcés par le concours unanime de tous les Souverains ligués pour secouer le joug de cet assujettissement. Ainsi ils regardent toute puissance qui tente de partager avec eux ces dons naturels, comme un conquérant qui par droit de guerre leur enlève les plus riches provinces de leur Etat. Or pour donner matière à une occasion générale qui les fasse rentrer dans tous les Droits qu'ils veulent s'arroger, ils commencent par une prticulière, telle que le sujet de la Guerre présente ente l'Espagne et l'Angleterre.
Sans rentrer dans le détail des faits qui font craindre des suites encore plus fâcheusee pour l'avenir, on voit du premier coup d'oeil cette compagnie qui depuis 20 ans s'est augmentée considérablement;