Penmané et la Compagnie des Indes (> 1666)

La rade de Penmané ou Penne menez, connue pour sa situation géographique, devient très rapidement un abri nautique.
Le 31 août 1666, eu lieu la naissance officielle de ce qui allait devenir Lorient.

« Venus à cheval, en carrioles, mais surtout en barques d’Hennebont, de Pont-Scorff et de Port-Louis, tous les intéressés et les curieux se rassemblèrent sur la pointe de Bec-er-Roshellec-er-Rohen, où débarquèrent en particuliers le sénéchal et sa suite, ainsi que Denis Langlois et la sienne, venus du Port-Louis par les rades de ce nom et de Penmané. »

« Bien avant 1666, le géographe Dubuisson-Aubenay avait écrit : La maison de Rohan-Guémené « seigneurait » le Port-Louis, Larmor, Tréfaven et Pont-Scorff, même Beg-er-Groix, aujourd’hui La Perrière, et l’île Saint Michel vis-à-vis du monastère franciscain de Sainte Catherine, donné aux Cordeliers parles princes de Guémené …. ».

Les trésors de l'Inde et les singularités de l'Orient.

Vers 1666, un bac fut mis en service, entre Beg-er-Groix (aujourd’hui La Perrière à Lorient) et Sainte Catherine. Le service était assuré par le prieuré de Saint-Michel implanté sur l’île du même nom et située au milieu du passage de la rade de l’Orient.
Le 16 décembre 1689, suite à un ordre donné parle ministre de la Marine (Monsieur Seignelay), Monsieur de Mauclerc écrivit à ce dernier ceci : « Je n’ai pas encore pu visiter le couvent des récollets de l’ile Sainte Catherine où vous m’ordonnez de préparer l’accueil de 200 malades. Il y en aura bien plus sur les 9 autres vaisseaux qui doivent arriver puisque, sur le seul "Emporté" qui vient de rentrer en rade, il y en a déjà beaucoup.

Début 1690, le même ministre demandait l’expulsion de tous les navires de la Compagnie des Indes, en cours d’armement dans les rades de Penmané et du Port-Louis, vers Groix. Céléret, chef d’Administration de la Compagnie des Indes, répondit que les vaisseaux en rades de Penmané et du Port-Louis ne gênaient en rien les vaisseaux de Sa Majesté (Louis XIV).
A partir de mi 1690, les vaisseaux entrèrent dans le port de l’Orient par la passe située dans l’ouest de l’île Saint Michel, au lieu de la passe dite de Sainte Catherine, située dans l’est de l’île Saint Michel.

Le 1er novembre 1705, Emmanuel-Auguste de Cahideuc est major de batteries à Saint-Malo et revient souvent au château paternel du Bois de la Motte en Trigavou.
En 1706, il devient second de la Dauphine, commandée par M. de Gouyon Miniac, qui dans un combat très vif s’empare de 2 corsaires flessinguois de 30 et 36 canons emmenés à Port Louis, d’un portugais de 36 canons, d’un vaisseau dans la rade de l’île Saint Michel malgré les tirs de toutes les batteries et d’un corsaire de Salé de 18 canons. En 1713, les moines du couvent de Sainte Catherine cachèrent des marchandises provenant de cargaisons récupérées sur des navires ennemis lors de combats navals.

 

RIANTEC 1759

Le Comte Dargenson (orthographe du rôle), navire de la Compagnie des Indes de 1000 tx et 26 canons, a été armé le 7 mars 1758 à Lorient pour un voyage à l’Isle de France (actuellement île Maurice) et désarmé le 20 octobre 1759 à destination.
André LESPAGNOL de riantec fils de claude , passé sur le SANTAURE LE 30 06 1759
Jean TESSON DE RIANTEC   FILS DE JEAN mort à l’ISLE de France le 17 avril 1759.
François PLIUVIER FILS DE Yves mort le 19 novembre 1758
Pierre CAHIN fils de marc ,tombé à la mer et noyé en novembre 1758
Marc LE HONSEC Fils de Marc   débarqué du Comte Dargenson   le 4 octobre 1758
Ollivier Guillemin fils de Joseph  dérbarqué le 4 octobre 1758
Pierre Rio fils de  Guillaume débarqué le 4 octobre 1758 à l’Isle de France

Yves Troadec, débarqué à l'Isle de France le 4 octobre 1758 .