Locmiquelic et la chouannerie (1795)

Les chouans étaient, souvent des « repentis » en apparence. On à toujours « chouanné ». En 1795, Georges Cadoudal réorganise la choUannerie morbihannaise. Riantec se regroupe du nouveau capitaine de paroisse, Joachin Jégo, du Petit Guénic, et d’un cousin de Rohu, Scolan de Locmiquélic, dont Georges Cadoudal fera le capitaine de la Garde du Morbihan.

Le 25 septembre 1799, vers 19 heures 30, une vingtaine de gars habillés en gardes nationaux, en chasseurs, ou en « paysans » , poussent une pointe à Locmiquélic. Il blessent, d’une balla à la cuisse, un citoyen du village qui cherche à fuir.Ils assiègent, dans son bien national, son couvent de Sainte Catherine, le citoyen Fraisse. Ce bourgeois est pris et garotté. La cave de Fraise tente nos gars . Le BLEU en profite pour se libérer de ses liens ,suater par une fenêtre , dans la vase , et courir alerter les soldats à Port-Liberté .Les soldats accourent .Top tard : nos gars se sont évaporés.

Cette intrusion audacieuse sème la terreur chez les bourgeois de Port-Liberté .Patriotes et douaniers se réfugient à Lorient . On réclame une garnison pour Locmiquélic ou bien des gens sont favorables aux chouans et peu amis de la Réublique.

Locmiquelic et la chouannerie (1805)

En terre sainte les gens de bonne volonté peuvent toujours des réconcilier.

Pendant la chouannerie 1805

Sous l’inspiration de gens comme Lestrohan, le représentant Mathieu, le 20 fructidor, prend un arrêté ordonnant, sous certaines conditions, la mise en liberté de tous les cultivateurs prisonniers qui n’avaient pas encore été jugés par les commissions militaires.

A l’annonce de la parution du décret libérateur, nos paysans manifestent, bine sûr, une grande joie.Des groupes se formèrent autour des trois commissaires venus apporter des paroles de paix. Ils écoutaient en silence et laissaient apercevoir un repenti touchant. Les habitants de Riantec et de Plouhinec offraient, d’un autre coté, un tableau attendrissant. Lorsque, d’une main, on leur montrait la loi de Prairial les condamnant à la détention ; de l’autre, l’acte de clémence qui les en arrachait. Des larmes de reconnaissance coulèrent de leurs yeux. Des cris de « Vive la République, Vive la Convention », mille fois répétées, se firent entendre.Cet enthousiasme, que l’historien Closmadeuc décrit dans son « Quiberon » page 236 me laisse fort septique. Que cet autre historien, un républicain Chassin, n’est pas dupe de ces démonstrations naturelles de joie. Repentis en apparence, ceux qui reprirent aussitôt les armes sont en énormes majorité ». ( Les vrais martyrs de Quiberon », page 280).

Les Archives nous renseignent pleinement sur la libération des chouans de Riantec et de Plouhinec. Lisons-les : Extrait du registre des délibérations du Directoire, du 2 ème jour complémentaire de l’an III. :
« Séance publique, ou étaient les citoyens Lefelvre, président ; Davet aîné ; Le Bouhelec fils ; Bosquet ; Faverot ; Caumart aîné ; et Kerviche, procureur général syndic. »

« Sur réclamation des officiers municipaux des Communes de Riantec et de Plouhinec, accompagnés du citoyen Lestrohan, juge de paix du canton de Port-Liberté, tendant à obtenir, en vertu de l’arrêté du représentant du peuple Mathieu, du 20 fructidor dernier , la liberté des citoyens de ces communes, faits prisonniers à Quiberon, et actuellement détenus dans l’ enclos des cy-devants Ursulines de Vannes, moyennant l’accomplissement auquel ils se promettent, des conditions imposées par le dit- arrêté sus-daté du représentant du peuple .. »

« Vu les deux certificats du directoire du district d’Hennebont du 20 fructidor en faveur des dites communes, par lesquels il atteste que le repentir des habitants de ces communes lui paraît sincère, qu’ils font volontairement , remettre à l’administration le nombre de cinquante fusils tôt après la reprise de Quiberon, qu’ils offrent de déposer aux magasins militaires, savoir ceux de Riantec : 677 quintaux de froment ou la valeur en seigle, avoine ou fourrage ; que cette offre lui paraît d’autant plus admissible que la commune s’occupe de la navigation et de la pêche autant que de l’agriculture.

Dans la rue de  Fernande UZEL ( rèsistante tuée par les allemands  se situe  un  puits de 1858)