Locmiquélic pendant la guerre 39-45

juin 1940 :
Les Allemands tendent des câbles au dessus de la rade pour maintenir des ballons captifs dans le but d’empêcher les avions de voler à basse altitude.

12 juin 1940 :

Le vice-amiral de Penfentenyo de Kervereguin, gouverneur de Lorient devant le nombre de réfugiés arrivants de toutes parts, nomme le colonel Duhautois comme Directeur de la police, chargé de répartir, entres autres, dans les communes de Riantec, Port-Louis, Gavres et Locmiquélic les logements de ces personnes.
Ce dernier sort une ordonnance le 14 juin précisant son autorité sur le logement  de la zone  dont il a autorité. Le bureau des logements centralise toutes les demandes et les classant par ordre d'urgence
Un adjoint est nommé : le Capitaine CRENN. Celui ci est chargé  de la gestion des couchages et les classera par besoins: militaire... refugié....  

15 juillet 1940 :

Pierre Thomas, Louis Bouter, Gorges Le Meur, Jean Le Jorde, Jean Le Pen, Yvon Gouello, Robert Le Floch et Frédéric Rio quittent Lorient à bord d’un bateau de pêche « le Grec » vers l’Angleterre qu’ils toucheront le 17 juillet. Le 18 juillet ils sont emmenés à Londres. Ils sont questionnés et indiquent les positions des batteries de D.C.A. dont une se trouve près du cimetière de Locmiquélic.

  18 JUIN 1940:
   L
e 18 juin  le Vice-Amiral apprenant l'arrivée proche des Allemands fait évacuer tous les habitants et décide de faire détruire tous les matériels non évacuables. IL décide de mettre le feu aux réservoirs de mazot  de PRIATEC entres autres Il décide aussi que les munitions de l'Ile Saint Michel seront noyées. 

2 septembre 1940 :

Port–Louis, Locmiquélic et autres communes environnantes sont bombardées.

  25 octobre 1940: 
    D
es bombes anglaises tombent sur la région de POrt-lOUIS ? Locmiquélic et Lochrist
 
   11 novembre 1940:
     L
a Citadelle de Port-Louis est mitraillée , puis le 14 des bombes tombent sur Port-Louis et Locmiquelic 

     27 Décembre 1940:

Nouveaux bombardements sur Locmiquélic , Riantec et Port-Louis .

1941 :

Des 1941 la pénurie alimentaire s’installe En 1942, les habitants des communes sont dotés de titres spéciaux d’alimentation. Les cultivateurs ne peuvent tuer une bête qu’avec une autorisation.

Les producteurs de légumes sont évidemment avantagés, mais ils sont aussi victimes de nombreux vols C’est ainsi qu’à Locmiquélic des choux-fleurs sont volés, un prévenu qui en avait volé 18, argua pour sa défense, lors de son procès « qu’il aimait beaucoup le chou-fleur ».

12 janvier 1941 :

Interdiction aux chalutiers de prendre la mer. Cette interdiction est levée le 26 janvier mais les bateaux doivent porter un guidon jaune sur le pavillon français.
   
   20 février 1941:
     U
ne trentaine de "saucisses" s"élèvent sur Lorient, Port-Louis? Locmiquélic  et Larmor , protégeant ainsi toute la rade  et les  travaux en cours à la construction de la BSM à Kéroman.  

Nuit du 20 au 21 Mars 1941 :

Raid meurtrier, on déplore 6 tués à Locmiquélic et plusieurs blessés ainsi que des maisons démolies. 2 bombes tombent sur Locmiquelic.
  
  Nuit du 29 mars 1941;

    3 bombes de 600kgs tombent sur 10 immeubles de Port-Louis, rue de la Citadelle. 2 enfants sont morts et 3 femmes bléssées.
  
   27 mars 1941:

    V
ers 15 heures 30, 400 femmes manifestent devant la Mairie de Port-Louis pour réclamer l'égalité des prix des denrées avec celui de Lorient .

   22 juin 1941:
    S
ur la navette de Lorient, un Français refuse de céder sa place à un Allemand. Des coups sont échangés et le Français est arrêté.

   6 juillet 1941 :

Le Nouvelliste du Morbihan note : l’huile de foie de thon, grâces aux pêcheurs de Groix, Etel, Locmiquélic et Port-Louis, rendra force et santé à nos enfants. Mais hélas le poisson se faire rare, même dans les communes du littoral. Les petits bateaux pratiquant la pêche côtière ne peuvent sortir qu’entre 7 heures et 12 heures. Chaque patron doit avoir son permis de pêche et être muni d’un carnet, sur lequel il doit noter ses prises. De plus le gas-oil devient rare.

    21 au 22 septembre 1941:
     Jean-Louis PRIMA et Louis LE BAIL font sauter le poste electrique du Bélane en LANESTER, privant ainsi les régions d'Hennbont, Port-Louis et Pont-Scorff pendant la journée du 22. L'autorité Allemande prend des sanctions en mettant le couvre-feu de 21 heures 30 à 6 heures pour les mêmes régions.  

    10 juillet 1941:
     
4 Sénateurs ( Brard, De Camas, Maulion et Rio) et les 6 Députés (Cadic, Chanoine Desgranges, Gillet, L'Hévéder, Pezt et Trsitan) ont volé lé délégation de pouvoir au Maréchal Pétain.

    22 septembre 1941: 
         Une bombe tombe sur Riantec sans faire de dégât. 
   
     Octobre 1941 :

La zone côtière en dessous de la nationale 165 est interdite à toute circulation par les Allemands.

 15 Octobre 1941 :

Le Secours National installe un Cours Ménager dans deux pièces du 6 rue de la citadelle. Il est interdit de prendre des photos. Quatre jeunes gens de Locmiquélic seront arrêtés à Riantec pour l'avoir ignoré. (http://www.port-louis.org).

   7 décembre 1941: 
    Deux bombes  tombent à Pen-Mané en Locmiquélic

   17 décembre 1941:
        Trois bombes tombent sur l'île Saint Michel et deux sur Gâvres  

    26 mars 1942: 
        La citadelle de Port-Louis reçoit une vingtaine de bombes

Durant l’été 1942 :

4 jeunes gens de Locmiquélic sont arrêtés pour avoir enfreint l'interdiction de circuler sur la zone cotière.

Juillet 1942 :

Le gouvernement Britannique fait parvenir aux pêcheurs un avis selon lequel :
« Les bateaux de pêche ayant leur port d’attache en territoire occupé par les Allemands : tous ces parages occupés sont déclarés dangereux pour la navigation aussi ces navires ne pourront sortie de cette zone côtière qu’à leurs risques et périls. Tout navire de pêche qui sortirait des eaux …sera considéré comme se livrant à une opération militaire et s’exposera à être traité en belligérant ».

6 août 1942:

 Le thonier Guelloch-guen est mitaillé et le mousse est tué    
     
    26 août 1942 
     Un avion anglais, touché par l'artillerie, s'écrase à Kergastel en Riantec. L'une des filles du cultivateur est tuée 

   Septembre  1942 :Toute pêche est interdite à plus de 10 mille marins.
Pendant l’année 1942, se nourrir est gros problème pour les habitants de la périphérie Lorientaise. A plusieurs reprises des femmes de Port-Louis ; Locmiquélic ; Riantec ; Lanester manifestaient avec leurs enfants, devant les mairies pour réclamer des tickets de lait, de pain, et de matières grasses. Mais ceux-ci ne sont pas toujours acceptés dans les commerces.
Les pommes de terre sont un luxe; le beurre du domaine du rêve. Les journaux et singilièrement  l'HEURE BRETONNE  (journal manipulés par les Allemands prétendent que ceux sont les fonctionnaires de la Préfecture  qui conservent les denrées ( Réf. Lorient sous les denrées)

21 octobre 1942 :

Témoignage de Mme CALLOCH :
"Je travaillais au Port de Pêche, aux Etablissement LABIE, j’entendis une énorme explosion. Je partis vers le magasin, sous les morceaux de verres. En ouvrant les portes du magasin, je vis une bombe tombée sur les Etablissement LE PAGE *. Tout le monde couru au frigo ; celui-ci était en béton et donc plus protégé. Tout un vacarme de bruit. Puis le silence total.
Nous sortîmes sous la criée en voyant une fumée épaisse et noire s’élever au dessus de la base sous-marine. Quelques minutes après arrivèrent des gens (des hommes en majorité) qui couraient en direction de la cale de Locmiquélic.
Parmi eux, un jeune homme d’environ 14 ans, dont l’oreille saignait. C’était le neveu d’une employée : Qu’est ce que tu as Mabic ?? Je ne sais pas, c’est effroyable à la base je ne veux plus travailler là-bas et il parti en courant prendre le bateau de Locmiquélic.
*(heureusement la bombe tombée sur les Etablissements LE PAGE n’explosa pas)."

22 octobre 1942 :

4 tués, 10 blessés, plus de 100 immeubles de détruits ou inhabitables, 4 bateaux de coulés dans le port.

Bombardement de la région Lorientaise - 1943, photo Ouest-France.

14 et 15 janvier 1943 :

Des bombes incendiaires sont jetées sur Locmiquélic et Port-Louis sans causer de grands dégâts.
 Vers 23 heuures 55, les sirènes se mettent en route pour la 37 ème fois. Des bombes sont tombées un peu partout: à Port-Louis 15 maisons sont anéanties, à Riantec des bombes incendiares détruisent des maisons et un e ferme. Les jours suivants, les bombardements recommencent endommageant une maison à Locmiquélic.
C'est plus de 100 morts qui seront comptés entre Lorient et les comunes voisines suite à ces bombardements. 

   Février 1943 :
Dans le Morbihan, le Tribunal Allemand qui n'avait pas prononcé des condamnations à mort depuis 1972, en prononce à nouveau
L'abondance des affaires à juger provoque la création de deux tribunaux spéciaux qui siègent l'un à POrt-LOuis dès le début de mai et l'autre à Penthièvre. 

 23, 28, 29 janvier 1943:

La région Lorientaise subit des bombardements très intenses, détruisant toutes les habitations. Sur la partie sud-ouest du bourg de Locmiquélic, une cinquantaine de bombes explosives tombent, détruisant cinquante immeubles et une ferme. Il y aura 4 tués et 12 blessés.
 

Le 3 février 1943 :
Le préfet prend un arrêté rendant obligatoire l’évacuation des personnes, entre autres, de Locmiquélic, Riantec et Port-Louis Cette évacuation devant être terminée pour le 10 février.

Le 4 février 1943 :

Locmiquélic subit à nouveau des bombardements ; 10 maisons sont détruites et 4 bateaux coulés dans le port.

Le 6 février 1943 :

Le haut-parleur placé au sommet de la tour de la Découverte de Lorient annonça le message suivant : "Le poste de T.S.F. de Pen-Mané vient d’intercepter une dépêche ennemie ordonnant aux amphiboplanes* de bombarder Lorient. Les escadres ennemies ne sont plus qu’à 200 km en mer. Les amphiboplanes sans pilote dirigés à longue distance par des ondes électromagnétiques viennent d’être lancés. Tout le monde aux abris, DANGER ! DANGER ! DANGER !"

* : Sorte d’avion sans pilote et autodirigé chargé de bombes (aujourd’hui on dirait un drone)
Compte tenu que la zone est devenue inhabitable, le Préfet prend un arrêté rendant obligatoire l'évacuation des personnes non indispensables à la vie  pour les ommunes dont Locmiquélic, Riantec, Port-Louis et Gâvres.
Cette évacuation devant se terminée pour le 10 février.

Le 13 février 1943 :

Nouveaux bombardement, une ferme et 60 maisons sont détruites à Locmiquélic.
Compte tenu de la violence des bombardements  le délais du 10 février est reporté de 7 jours afin que la population puisse emporter meubles et linges.
Quand aux Allemands, les bombardements n'ont guère influancé le rythme des réparations des sous-marins. Seul le manque d'hommes a ralenti les travaux. 

En mars 1943 :

Les Allemands déposent des futs de fumigènes le long des côtes afin de créer un brouillard artificiel, qui étaient sensé gêner les bombardements futurs. Au cours des nuits du 3 au 6 juin les tuyaux de caoutchouc des appareils installés à Locmiquélic sont sectionnés. Lorsque les Allemands constatent le sabotage des appareils de fumigène, ils mettent en place une garde permanente de l’installation.

Secours aux aviateurs Anglais:
la famille GUIHO  reçoit un pilote Angalis Anglais (entres autres) et le fait parvenir à Port-Louis.  pour qu'il rejoigne l'Angleterre.
Les Allemands apprennent l'affaire et le 14 mars arrête et fusille l'Anglais  

 Le 18 mars 1943:

     L
es Allemands réclament 50 hommes et 10 hommes pour travailler à la blanchisserie de Port-Louis pour le 10 avril
La plupart des maires refusent de jouer au recruteur.

3 avril 1943 :

Locmiquélic est touché par un bombardement.

Le 17 avril 1943 :

Vers 9 heures, une patrouille allemande arrête un jeune réfugié de Locmiquélic, Maurice Le Golvan, chef du groupe local des F.T.P. (Franc Tireur Partisan), qui se rend à Saint Barthelemy pour y porter une mitraillette et un pistolet .Il fuit mais les Allemands le tuent. Les Allemands trouvent sur lui des documents dont la photo de son groupe .Les Allemands recherchent très activement ces résistants.
Le jour même 4 personnes sont arrêtées. La mère, la sœur et 2 autres personnes sont aussi arrêtés pour avoir sur elles la photo de Maurice Golvan. Trois résistants du groupe réussissent à fuir dans le Loir et Cher (41).

Le 17 mai 1943 :

Nouvelle attaque massives sur la région Lorientaise. Locmiquélic subit une fois de plus les bombes. Plusieurs maisons sont détruites .
Les réfugiés de Locmiquélic sont envoyés à Pluvigner.
La ville d’Argentan adopte comme marraine la commune de Locmiquélic afin d’aider la population.  

Le 7 juin 1943:
      Les Allemands constatent que des appareils fumigènes ont été sabotés à Locmiquélic pour la 2ème fois. Ils font garder en permanence un tronçon de route de 2 kms par 24 hommes.   

     1943:
 Entre  marins et la population des liens d'amitiés s'établissent souvent
C'est le cas  de l'équipage de " La SAINTE HELENE DES MERS" et celui de " l'ALYETTE -JACKY, qui le 2 février, décide de partir pour l'Angleterre le lendemain.
Le bateau est à Auray (Saint Goustan) ou se fait la vente de poissson. Le patron, Joachim Guigen de Port-Louis, se met en route  avec son équipage au complet plus un homme. Celui-ci est  Bernard Coché de Port-Louis, qui est caché dans un chalut. Lorsque les douaniers fouillent le bateau, ils ne trouvent pas Bernard. Le bateau arrive à Falmouth le 4 février après 24 heurs de travaersée sans incident. Les marins sont reçus à bras ouverts.
Le plus jeune des hommes d'équipage, Pierre Beven s'enrôle dans les F.N.F.L. Le patron, son second, Jean Guéhennec et le mécanicien Paul Danigo navigueront sur le  "Confiance en Dieu" 
PLus tard, l' Alyette-Jacky" sera réarmé et Guiguen en reprendra le commandement. Ils reviendront tous en janvier 1945, pour participer aux tranfèrement des Allemands de Groix après la réddition. 
 

  Le 12 avril 1944
U
n monsieur Toumelin est arrêté sur dénonciation.
 
       Le 17 avril 1944     
       Vers 9 heures du matin les Allemands arrêtent près de Guénin, Maurice Golvan de Locmiquelic, chef du F.T.P qui se rend à Saint Barthélémy pour y apporter des armes.Il veut fuir mais les Allemends l'abattent. Les Allemands trouvent sur lui une photo de son groupe. Quatre d'entres eux seront arrêtés le jour même et les 3 autres seront expédiés dans le Loir et Cher. La section est anéantie. 

        2 mai 1944 
     Suite à dénonciation dans la région de Locminé, les frères Trébuil, Jean Martin et Jean Feuillet sont arrêtés, puis transférés à la citadelle de Port-Louis ou ils seront fusillés le 10 juin 1944 ainsi que Pérennou et Le Cunff de Groix. 

        6 et 7 mai 1944 
        U
ne faffle à Noyal-Pontivy permet l'arrestation  de 3 F.T.P. de la Compagnie Lamy. Les frères  Coget et Pirre Bron (réfugiés à Groix) seront fusillés à Port-Louis.

        19 mai 1944 
       Henri Donias  de Moustoir-Rumengol est fusillé ce jour même
          
        21 mai 1944
          U
n Espanol du nom de Nieto demeure à POrt-Louis et travaille pour la Kriegsmarine.
Il vole aux Allmands des armes qu'il expédie dans la région de Rennes. Malheureusement il sera arrêté le 21 mai par les Allemands et sera fusillé le 8 juin 1944.
         
          25 MAI 1944 
           Le maréchal des logis chef Marmet, commandant la brigade de Port-Louis est arrêté et déporté en Allemagne et n'y reviendra pas. 

          27 MAI 1944  
          Marcel Le Tutour, Eugène Morvan , Poulmarch (Commandant de compagnie) et Jean Commun de Paris seront fusillés ce jour

          3 juin 1944 
           Les  Allemands arrêtent 4 patriotes et les fusilleront en juillet 1944
           A cette même date, au village de l'Etun des miliciens arrêtent 3 jeunes cultivateurs qui détiennet des armes. Ils seront emprisonnés à Ploêrmel puis à Guémené  et seront battus pieds et mains attachés à une barre de fer passée derrière les genoux. 
            Marcel Boudart est fusillé tandis qu'Albert Plantard et Jean Leblet sont transférés à Groix d'où ils s'évaderont le 16 décembre.
Les Allamnds vérifient toutes les personnes en demandant les papiers. Les suspects sont placés debout devant un mur pendant des heures, les réfractaires sont conduits en Allemagne et ceux suspectés d'être des résistants sont emprisonnés , entre autres à Port-Louis et parfois fusillés         
 
    Juin 1944 :

Parmi les 70 fusillés de mai / juin 1944, de la Citadelle de Port-Louis figure :
 Joseph Le TREQUESSER (28 ans) de Locmiquélic.

5 juin 1944 :

Il est ordonné le retrait des appareils radios dans toutes les communes de la poche de Lorient.
 
  7 juin 1944 
     

     Les Allemands constatent que des appareils fumigènes  ont été sabotés à Locmiquelic pour une 2ème fois. Les arrestations sont nombreuses et une dizaine de jeunes gens seront fusillés à Port-Louis 
Juillet 1944
Une infirmière est tuée après avoir été horriblement martyrisée
19 aoùt 1944
    L
es F.F.I. prennent position au nord du bourg de Saint Hélène, à Mané-Guen, formant ainsi une ligne qui part de la route de Port-Louis et aboutit à Nostang. C'est le début, pour le 4ème Bataillon d'escarmouches quotidiènnes avec les Allemands  de Plouhinec et de Merlevenez.
Dans ce même mois d'août 1944, les Allemands incitent les habitants de Port-Louis et de Locmiquelic à quitter cette zone. C'est autant de bouches à ne pas nourrir car la famine est latente dans la zone d'occcupation.
Les Autorités Françaises demandent, en novembre 1944, au Général Borgis-Desbordes d'intervenir auprès du Général Fortier pour que les Allemands soient reappelés au respect de la convention de la Haye de 1907, afin que les Français de la pôche d'occupation soient traités humainement en particulier au sujet de la norriture.
28 aout 1944 
Une patrouille arrête Albert LE ROY, de Larmor-Plage. Il est conduit à Kéraduhen en Ploemeur auprès du captaine VonMaltzahn et fusillé comme espion.
Février 1945 
Un recensement éffectué au début de 1945 donne le chiffre de 400 habitants pour Locmiquelic
Mars-Avril 1945 :

Le 24 mars 1945, au Magouer, quatre officiers alliés concluent deux accords avec les Allemands. Le premier autorise un bateau, pour fournir un ravitaillement, à naviguer entre Vannes, Belle-Ile, Lorient et Port-Louis. Les alliés donneront le carburant ; l’équipage sera recruté parmi les habitants de la zone encerclée. Il ne transportera que du ravitaillement et n’évacuera pas de civils. Le second accord prévoit l’évacuation volontaire de la poche les 3, 4 et 5 avril, de 9 h 15 à 15 h, à Guidel et au Magouer (franchissement de la rivière d’ETEL) sous condition que le nombre des partants n’excède pas 400 par jour. Le bateau ravitailleur sera le « Carentan » de 150 tonnes.

Le délégué de Locmiquélic (devant le démembrement de l’appareil administratif, les Allemands ont désigné un responsable par commune). Normalement c’est le Maire, mais lorsqu’il n’y a plus de représentant communal ce peut être le curé, comme à Riantec (chanoine Le Breton) ou plus simplement une personne honorablement connue dans la commune, comme Alexandre Pahun à Locmiquélic.

Les délégués se réunissent le vendredi à la Kommandantur de Lorient sous la présidence du Lieutenant Schmidt qui l’a choisi dans l’ Arsenal en accord avec les Allemands ; Il en forme l’équipage, avec pour patron Nicol de RIANTEC , et pour mécanicien Julien Le Bihan de Port-Louis. Le « Carentan » accoste une première fois le 15 avril à Port-Louis, avec 20 tonnes de farine, 20 tonnes de pommes de terre, 4 tonnes de sucre, 14oo boites d’allumettes et des caisses de chaussures. Il repart le 25 avril pour un nouveau voyage vers Lorient.

Au cours du siège, beaucoup de civils auront connu la faim, passé jusqu’à six mois sans pain, souffert du manque de tabac, mené une vie difficile, sans allumettes, sans électricité, sans bois de chauffage, se contentant de survivre. Les chiens se vendent 1000 francs, les chats 500 francs mais il n’y en a guère. Les légumes se vendent un prix astronomiques. Un choux-fourrager 5 francs , une betterave 10 francs.
N'oublions pas non plus le rôle très important de la Croix Rouge dans l'approvisionnement de la zone occupée et de Madame Keryhuel, entre autres, qui ayant récupéré des sommes d'argent importante, les confiera à la poste de GROIX et qui sera redistribuées en mars et avril 1945 aux retraités de la zone occupée
Dans la zone occupée, on estime que 90% quitte la zone d'occcupation.  ( pour ma part, bien que pas encore né, mes parents sont partis se réfugier à Arzano au moulin) 
(réf.  Le Morbihan en guerre de Roger LEROUX et d'autres articles divers). 
En 1945, ont estime la population de Locmiquélic à 400 habitants; Riantec à 900 habitants et Port-Louis à 70 habitants
Chaque franchissement des lignes nécessite une " trêve". Les réfugiés de la zone de Riantec et alentours doivent passer la rivière d'Etel au Magouer.
En début mai 1945 :
Lorient et sa région enterrent les soldats de la « « poche » » qui meurent souvent de faim. 44 soldats sont ainsi inhumés à Locmiquélic.

Les allemands souhaitent conserver dans la « poche » que la population civile « utile ». Ils contraignent ainsi un grand nombre de personnes à quitter cette poche de Lorient pour d’autres destinations Un recensement approximatif indique que début 1945, par rapport à 1939, 90 % de la population a quittée région Lorientaise.
Bien vite la population civile restante manque très rapidement de nourriture. Pas de pain ; pas d’électricité, pas de chauffage. Les rares légumes sont à des prix astronomiques ; pas de tabac.

Devant le manque d’organisation des communes, et pour cause, les Allemands désignent un « responsable » par commune, choisi parmi les maires, secrétaire de mairie ou personnes honorablement connues dans sa commune Ainsi M. Alexandre Pahun est il désigné pour Locmiquélic (au titre de personne très connue dans sa commune).

Les Allemands acceptent des dérogations au blocus. Ainsi des pêcheurs battant pavillon de la Croix Rouge participent aux ravitaillements. Tous les délégués de commune de la poche se réunissent le vendredi à la kommandantur de Lorient sous la présidence du lieutenant Schmith.

A. Pahun choisi un bateau ravitailleur dans l’arsenal de Lorient, le « Carentan » jaugeant 150 tonnes, pour assurer ce ravitaillement. Son équipage sera composé du patron Nicol de Riantec et du mécanicien Julien Le Bihan du Port-Louis.Le premier voyage du « Carentan » lui permet de ramener 20 tonnes de farine, 20 tonnes de pommes de terre, 4 tonnes de sucre, 1400 boites d’allumettes et des chaussures.
Ce bateau participera ainsi a alléger la souffrance des civils .

Alexandre Pahun, demeurant dans la zone occupée, à aussi la possibilité de connaître des renseignements qu’il communiquera à la résistance Il devient un informateur précieux.


8 mai 1945
Dans l'après midi, une jeune fille de Kerbus en Riantec , agée de 19 ans est enlévée alors qu'elle conduit les vaches  àl'Ïle Saint Léon. On retrouvera son corps dix jours plus tard à la cales de Gâvres.

Bilan des destructions de biens sur la commune de Locmiquélic :

Maisons détruites totalement : 135
Maison partiellement détruites : 608
Bâtiments agricoles totalement détruits : 12
Bâtiments agricoles partiellement détruits : 61
Bâtiments industriels totalement détruits : 18
Bâtiments industriels partiellement détruits : 13
Services publics totalement détruits : 3
Services publics partiellement détruits : 2

La poche de Lorient pour les Allemands

Le souci des Allemands est de défendre la région Lorientaise à tout prix. Auusi tous les moyens sont'ils utilisés
Garnisons importantes en Ploemeur et en Port-Louis. Environs 10 000 hommes y sont casernés.
Concentration de batteries fixes et mobliles. Sur le Morbihan, on peut compter 200 000 Allemands
Toutes les routes autour de Lorient sont minées.  

                             Exposition à Port-Louis dans le blockaus de la résistance

Locmiquelic.org

On sait que les Allemands avaient commencé dés l’automne de 1942, une ligne de fortification autour de Lorient .Cette ligne fortifiée, longue de 24 km est dotée de fossés antichars, dont l’un va de Tréfaven au Fort-Bloqué, de trous individuels appelés « tobrouk », de blockhaus puissamment armés.

Les ouvrages, suivant leurs spécificités, sont munis de canons, mortiers, mitrailleuses, lance-flammes. Par ailleurs des kilomètres de fils de fer barbelés ont été tendus. Des murs de 1,50 mètre de large, aux endroits les plus exposés, s’élèvent à 2,50 mètres de haut. D’immenses champs ont été garnis de mines.

Au fort de Grognon à Groix une batterie de portée de 30 kms, provenant du croiseur Seydlitz, avec ses quatre tubes orientables, fera des victimes F.F.I. aux combats de Sainte Hélène.

La base sous–marine de Kéroman, avec ses bunkers géants constitue l’élément essentiel de cette forteresse. Outre les iles et la presqu’ile de Quiberon, seize communes sont insérées dans cette « poche » : Lorient, Keryado, Larmor–Plages, Ploemeur, Guidel, Gestel, Quéven, Lanester, Port-Louis, Gâvres, Riantec, Plouhinec, Merlevenez, Kervignac, Sainte Hélène, Locmiquélic.

Quelques 8000 civils demeurés dans le «Festung-Lorient» vont devoir de gré ou de force cohabiter avec l’ennemi et travailler pou lui. Avant même que les officiers ne parviennent à rétablir un semblant d’ordre et de discipline, les soldats vont s’illustrer par des actes particulièrement odieux (massacres, pillages, meurtres, viols..) sur la population civile .Des actes tout à fait gratuits qui ne serviront à rien sinon à déshonorer un peu plus l’armée d’occupation.

Malgré d’importantes réserves de nourriture, alimenter près de 26000 personnes posera de sérieuses difficultés. Dans les fermes évacuées, les Allemands s’emparent des récoltes de céréales, de tous les légumes qui viennent à s’y trouver : pommes de terre, choux, carottes, oignons, rutabagas, … Aussi les soldats remettent- ils en état l’unique moulin de Lorient, pour moudre le grain qu’ils ont eux-mêmes battu. Les pommes servent à faire des compotes, mélangées avec de la pulpe de betteraves, elles donnent une espèce de marmelade dérisoire.

A la Toussaint 1944, ils ont réquisitionné près de la moitié du cheptel bovin des fermes englobées dans la poche. Puis vient la razzia sur les poules et les lapins.
Pour le mois d’avril 1945, on voit les soldats grignoter des pieds de choux, chasser les chiens et les chats pour les manger. Si les officiers à Lorient sont correctement nourris et tentent encore de garder toute leur verve, les soldats en piteux état physique et vestimentaire déclinent à vue d’œil.

La mortalité vers la fin de l’hiver et au début de printemps est très forte. En janvier 1945, on inhume au cimetière de Kérentrech, à Lorient, 36 soldats, 49 en février, 110 en mars, 72 en avril et 45 du 1er au 9 mai, sans compter ceux qui sont enterrés dans les communes environnantes (Roger Le Roux)

4 soldats Allemands seront enterrés dans le terrain face à l’école communale de Locmiquélic, aux pieds de sapins. Ils seront par la suite déterrés et enterrés ???? dans un cimetière Lorientais probablement.(Extrait du livre « CES HEROS venus de l’ombre » de mon sympathique ami René LE GUENIC).

Problème d'approvisionnement pour les Allemands
Le curé de Riantec note le 30 novembre 1944: Les Germano-Russes  n'ont que le soir ce repas improvisé; patates cuites à l'eau, sans sel, et les fruits et volailles volées. 50% des bêtes à cornes sont déjà réquisitionnées. Faute d'avoir à manger, certains ouvriers réquisitionnés et soldats désertent et si ils sont repris, ils subissent une peine de prison. Ainsi 8 soldats sont arrêtés à Kérostin en Riantec le 20 janvier 1944 et conduits à la citadelle de POrt-Louis. La famine est génératrice de maladies et de morts ( c'est le cas des 44 morts enterrés à Locmiquelic). 
Les fiers Officiers Allemands ne dédaignent pas de se joindre aux soldats pour ramasser les crabes et les berniques de la côte. Les Allemands, du moins les sans grades, en arrivent à faire cuire des feuilles de colza et des orties.

Citadelle de Port-Louis
Quelques temps interné à la citadelle de Port-Louis, LE DORTZ racontera en 1947 ce qu'était la vie d'un interné à la citadelle : 3 caves humides et froides s'ouvrent sur un petit jardin entourés de barbelés. En cinq minutes, on se lave dans de grands baquets, on déjeune d'un maigre morceau de pain, d'un quart de mauvais erzats de café.. Je passe pour le reste. 
Les condamnés sont jugés hors de leur présence, sans la moindre possibilité de se défendre. 
Quelques autres seront fusillés à la citadelle jusqu'à la fin juillet. Le tribunal de Port-Louis prononcera dans un premier temps 69 condamnation à mort (une 70 ème personne sera retrouvée bien après)     




Fernande Uzel - Resistante fusillée par les Allemands en 1944

Fernande UZEL est née à Riantec (Morbihan) le 14 juillet 1914 .Elle est le deuxième enfant d’une famille qui en comptera 6. Le père meurt jeune et c’est la mère qui élève seule ses enfants.
Les filles travaillent dès que possible au port de pêche ; on va à la « côte ».
Fernande trouve un emploi de dame de compagnie chez les « « Rallier du Baty » à Locmiquélic. Puis, elle part pour Paris, toujours pour être dame de compagnie, cette fois chez une libraire.
Elle prend des cours de secouriste. Très pieuse, elle est proche des gens. Pendant les vacances, elle revient au pays , dans sa famille.
En 1944, elle ne peut rejoindre ses employeurs de Paris. Pas de trains…. Les bombardements l’en empêchent.
A Quistinic, où sa famille est réfugiée, elle fait la connaissance d’un certain Jean Claude à l’accent méridional dit "Rascasse". Il est étudiant en médecine et soigne des blessés dans la chapelle du cloître à 500 m. du hameau (Notre Dame du Cloître située proche du château de le Villeneuve Jacquelot). Fernande aide aux soins jusqu’au 24 juillet 1944, où les Allemands, après dénonciation probablement, encerclent le bois et massacrent tous ceux qui s’y trouvent. Il semblerait que les allemands aient été renseignés par de collaboratreurs
Fernande aurait pu se sauver seule, mais elle reste avec les blessés. Tous seront tués sauf une personne, qui ne pouvant plus marcher s’était caché et n’a pas été découvert.
Un témoignage lui est rendu dans le blockhaus de Port-Louis, qui rassemble tous les témoignages et souvenirs des morts pour la France pendant la guerre 1939/1945.
Une plaque rappelle ce fait au blockaus de PORT-LOUIS.
Une rue de RIANTEC rappelle ce fait de résistance.

Par contre on peut regretter qu’un mémorial de ce fait de guerre ne rappelle pas aux visiteurs de ce lieu le courage et l’abnégation de ces résistants.
 

Locmiquélicains : Mort pour la France

DREANO Roger, né le 16/11/1911 à Locmiquélic, Morbihan
Officier dans l’armée, il fut fusillé le 28 juin 1944 à Kergrenne, dans une ferme située entre Bénodet et Quimper (Finistère).

GABELLEC Adolphe, né le 17 juillet 1902 à Locmiquélic, Morbihan
Gendarme, il fut tué au cours d’un bref engagement le 19 juin 1944 sur les landes de Saint Servan sur Oust (Morbihan).

GULUDEC Albert, né le 23 avril 1904 à Locmiquelic (56)
Décédé le 25 mai 1945 à Bergen-Belsen (All.) (Source JO:142-21/6/1994)

LE BLEVEC Laurent, marié, né le 10 juin 1901 à Riantec (56)
Décédé le 19 juin 1945 à Gross Rosen (Pologne). Déporté et mort.

LE GOULVEN Maurice, né le 10 avril 1925 au Ty-Douar en Locmiquélic, Morbihan
Réfugié à Guénin (Morbihan) ; membre du groupe local des F.T.P., il est tué alors qu’il se rendait à Saint Barthélemy pour y porter des armes en 1944.
                  
                                          Citadelle de PORT-LOUIS . Ici repose les cendres des martyrs  

LE LEVE Jean François, né le 13 novembre 1882 à Locmiquélic, Morbihan
Membre du Comité Départemental de la Libération, il est arrêté et déporté le 21 mars 1944 au camp de Neuengamme (Allemagne) ; libéré, il quitte le camp en convoi début janvier 1945, et, c’est en rentrant sur Vannes (Morbihan) qu’il meurt d’épuisement le 20 janvier 1945.

THEPAUT Emile, né le 10 septembre 1924 à Locmiquélic, Morbihan
Ajusteur tourneur à l’Arenal de Lorient, il est arrêté le 17 avril 1944 à Guénin (Morbihan) et déporté jusqu’au 2 juin 1945. Il décédera le 11 octobre 1954 des suites de son séjour en camp.

 LE TREQUESSER Joseph (nommé Valentin), Né le 7 février 1916 au GELIN .Gendarme Martime. Fusillé dont le corps a été retrouvé au stand de tir de la Citadelle de PORT-LOUIS le 18 mars 1945
   Plaque Citadelle PORT-LOUIS 
                             §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

 POCHE DE LORIENT 1945

Seize communes seront prises dans la nasse de la « poche de Lorient » : Lorient, Quéven, Gestel, Guidel, Ploemeur, Larmor-Plage, Lanester, Kervignac, Merlevenez, Locmiquélic, Port-Louis, Gavres, Riantec, Plouhinec et Sainte-Hélène. (D'autres souces donnent 19, voire 21) 
En fait, c'est en 1942 que les Allemands avaient imaginés et commencé la construction d'une ligne de fortification autour de Lorient et cela sur une longeur de 24 kms en fin d'enfermement

La situation alimentaire ne tarde pas à se détériorer. A plusieurs reprises, devant les mairies de Lorient, Lanester, Larmor-Plage, Port-Louis, Riantec et Locmiquélic, des femmes avec leurs enfants manifestent pour réclamer des tickets de lait, de pain, de matières grasses.Les pommes de terre sont un luxe ; le beurre du domaine du rêve. Les "fiers Allemands" ne dédaignent pas de se joindre aux soldats, pour ramasser les crabes et les berniques de la côte. Pour parfaire leur menu, ils cuisent celà avec des feuilles de colza  et des orties.   

Les journaux et singulièrement l’HEURE BRETONNE (manipulés par les Allemands) prétendent que ce sont les fonctionnaires de la Préfecture qui conservent les denrées.( Réf: Lorient sous l’occupation)

 Il faut que les sous-marins Allemands soient coulés. L’issue de la bataille de l’Atlantique en dépend . Ces sous–marins se servent de plus en plus des ports. Ils traversent nos lieux de pêche et se servent même de certains de vos bateaux à des fins militaires.

Nous vous avons déjà avertis que votre présence au large gène nos opérations navales et aériennes contre l’ennemi. A plusieurs reprises, nous vous avons avertis que tout bateau sortant des eaux côtières le ferait à ses risques et périls.

Nous vous disons de nouveau qu’à partir du 1er septembre tout bateau sortant des limites déjà annoncées court le risque positif d’être attaqué.

Nous savons combien il vous est difficile de vous conformer à ces ordres, mais nous sommes fermement résolus à poursuivre et à intensifier nos attaques contre les sous-marins et à hâter ainsi le jour de notre victoire commune.

Nous sommes par conséquent obligés de faire interrompre la pêche dans vos lieux de pêche habituels.

Nous savons de façon certaine que les Allemands, de leur côté, essayeront de vous forcer à partir au large, lorsqu’ils le jugeront utiles, afin de compliquer par votre présence notre chasse aux sous-marins ennemis.

Ils n’hésiteront pas à vous sacrifier, vous et vos bateaux, à partir du moment ou ils ne seront plus en état de se servir de vous pour leur propres fins.

N’attendez pas ce moment !

Nous vous offrons une alternative vous permettant de vivre et de pêcher en toute sécurité.

Venez rejoindre dans les ports de pêche vos camarades bretons qui s’y trouvent déjà.

La Libération de la poche
L'Ingénieur du Génie Maritime WINTER, accompagné d'un groupe, parti de Landévant, occupe Port-Louis et Gâvres le 10 mai 1945.
On repère auusitôt dans la rade, entre le Scorff et le Blavet, une centaine d'épaves de petits tonnages. La 100ème sera fêtée par la Direction du Port de Lorient et bien d'autres sont encore aujourd'hui au fond de cette rade 

L'Après guerre 
Le rétablissement des règles républicaines redeviennent  applicables avec toutefois une nouveauté: le droit des femmes de voter.
La 1ere élection a lieu les 29 avril et 13 mai 1945 , toutefois certaines communes  (Nbre 53) trop proches du front  voteront les 23 et 30 septembre 1945 (les mêmes jours que les cantonnales)
Les résultats est des plus surprenants: 19 candidats se présentent aux élections cantonales , 6 sont réélus mais sur les 10 révoqués 8 sont réélus aussi. 
Ce qui signifie que très rapidement les exactions de certains  sont vite oubliés
Pour le canton de Port-Louis, Madame Charrier est élue en remplacement de son mari.     
 

An 2000:
 avril 2000, la Municipalité et les différentes Associations Patriotiques se sont réunies  au Monument aux morts . Par Monsieur Le Maire  et Monsieur Roger LE FLOCH a été déposé une gerbe de fleurs. 
Une minute de silence  a été observée en souvenir de tous les morts de toutes les guerres. 
Monsieur LE FLOCH a lu ensuite un message au nom de toutes les Associations

TEXTE DU MESSAGE ( paru dans la revue Le patriote résistant du mois de avril 2000):
Rien ne doit être oublié, les déportés qui sont rentrés  ont juré de témoigner de  l'indicible: ils le font malgré leur douleur; leur mission ne sera terminée qu'une fois le relais passé.
Jeunes, sachez que la résistance, c'est à dire, la volonté de dire non à l'inacceptable, est un impératuif auquel nul ne doit se dérober.
Vous devez vous battre pour construire ce monde plus fraternel et plus humain dont nous rêvons tous.Nous vous faisons confiance. L'avenir, c'est vous. 
                             *****************
18 juin 2010
  Locmiquélic
Le 18 juin, en souvenir de l'appel du 18 juin 1940, une cérémonie commémorative se tiendra . Le défilé se formera sur le parking du cimetière à 18 h.
J'en profite, pour avoir entendu, que le Général De Gaulle, venait fréquemment, dans la rue du Port, ou il avait un ami qui y demeurait.   
  
                                *****************