Constitution civile en 1790

Le 27 novembre 1790, paraissait un décret, obligeant les fonctionnaires et chefs de paroisse, à prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé.
La chose était grave : ne pas prêter le serment, c’était s’exposer à toutes les vexations, à la perte de ses biens et de ses fonctions, à l’exil ou à la mort.
Les arrestations sont nombreuses et la citadelle de Port-Louis (Port-Liberté à partir de 1797) sert de prison. Beaucoup de prisonniers étaient des prêtes réfractaires.

Le 24 aout 1792 la liste des détenus était la suivante : Noailles; Guyomard; Le Barz, Orio; Rivalain; Emery; Grinne; Le Guennec; Goyard; Deniers; Froger, Evano, Le may, Boutier, Lodeo, Baron, Guillevi, Lilain, Sohier, Crouey; Le fevre; Le prince, Alexandre, Boset, Rossey, La Porte, Chauvel, Le guennec, Le ficher, Defruit, D’Haumières; Larbe de Lépine, Courret, Plantard, Despres, Gilbert, Lorcy.

Avec la loi des 12 et 13 aout 1793, le comité du salut public annonce que dans le département du Morbihan 1500 à 2000 individus sont détenus dans différentes prisons.

Ainsi, entre autres Jean Le cair, du récollet de sainte Catherine, 62 ans fût enfermé dans la prison du château de Josselin.
Un rapport fait état de la prison du château de Josselin : 250 à 260 personnes, femmes, vieillards, enfants, des goutteux, des paralytiques, pêle-mêle dans des chambres sans portes, ni croisées, dans des greniers ouverts, couchant sur la paille. Ils étaient 10 ou 12 là ou 5 à 6 personnes pouvaient à peine tenir serrés, étouffés, ne respirant qu’un air putride de latrines empoisonnées... (Médecin Chandor le 20 juin 1794)

Lorient devient prison en 1791, y sont enfermés, entres autres, Maubec, Morvan, Talmon, Rolland, Le croisier de la Villeloays : Le goff...
Dans le Morbihan la guillotine marche à plein Plusieurs exécutions à Vannes.

Etat des prisons du Morbihan

Réponse du 2 thermidor an VI (20 juillet 1798)

La santé des hommes sont un danger perpétuel. Lorsque l’on y a passé deux ou 3 mois, il est rare que l’on ne soit pas accablé d’infirmité. Ce sont des tombeaux fétides ou des êtres vivants sont ensevelis...

Le pays désire la paix.

Bonaparte sentant que le vrai moyen de finir la guerre dans l’Ouest était de ne plus faire de guerre de religion, proclama le 7 nivôse an VIII, la liberté du culte.