Locmiquélic et les bateaux de sauvetage en mer


Locmiquélic possède un chantier naval particulièrement performant en fabrication de vedettes de sauvetage en mer pour l’association SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) connue de tous.

Il me semble intéressant de narrer brièvement l’histoire la première, à ma connaissance du moins, organisation structurée pour le sauvetage des navires en perdition, et de quelques hommes de courage et de bravoure qui ont marqué son histoire.

Il s’agit de la Société Centrale de Sauvetage en Mer (SCSM). La SNSM a pris la suite en 1967.

Cette organisation, crée en 1865, sur l’initiative de l’Amiral Rigault de Grenouilly assure l’ensemble des moyens de sauvetage sur notre littoral et dont le siège était 1 rue de Bourgogne à Paris. Un homme va marquer le début de la SCSM, c’est Jean Delannoy.

Il fit son service militaire à bord du Héron, puis du Cuvier. Puis revenu à la vie civile, il va consacrer sa vie au sauvetage de marins.

De Calais à Lorient, il vante auprès des marins les qualités d’un canot de sauvetage qui chavire et se redresse tout seul, même avec équipage. Son premier sauvetage se fera le 17 janvier 1867. Un trois-mâts qui se rendait de Vannes à Anvers est jeté à la côte. Avec son canot il sauvera l’équipage.

Il en sera de même pour les équipages des goélettes le Forestier, Luna ; En 1871 l’équipage de la barque Catherine, puis c’est le sauvetage du bateau Hollandais Margharita, du voilier Auguste, des barques N° 934 et 1149 et du Brick Georges Schmith.

En 1878, il sauve l’équipage du brick Osterrisoor, du brick Fanny, du trois-mâts Ryvingen, du sloop Amaryllis, du trois-mâts allemand Der Aller .En 1895, l’Orion avec ses 10 hommes est sauvé ainsi que le brique Louise, le trois-mâts Cora et le trois-mâts Boussarech.

 

En 1888, il tire d’une situation quasi-désespérée la goélette Jeandré, puis le trois-mâts Albey Toovn, le bateau russe Jomalina puis l’anglais Sprucce Bud et enfin la goélette Nelly. En 1893, le 20 novembre, c’est au tour du trois-mâts français La Bretagne d’être secouru ; après bien des efforts, les 12 hommes d’équipage étaient sauvés.

En 1894, le trois-mâts Race Horse, le paquebot Empress, le bateau de pêche N°63, le vapeur King-Cros, le cutter Eperlan, le dundee Avenir ….. le vapeur City of Antwers, le quatre-mâts Passs of Melfort, Le Liberté … l’Olympe, le Destin furent tous sauvés grâce à la volonté de Jean Delannoy et de son équipage.

En 1901, à 60 ans, il sauve le chalutier à vapeur N°2257, puis le vapeur Polsora.

En 1902, le 22 octobre, le vapeur Foscolino est en détresse et il sauve les 16 équipiers du navire.Quelques mois après il devait accomplir son dernier sauvetage en ramenant à bon port la goélette Marshall-Keith. En effet une maladie l’emporta dans son dernier voyage à 64 ans.

Jean avait participé à 39 sorties du canot de sauvetage et sauvé 223 personnes. Le nom de Delannoy ne s’éteint pas pour autant dans la lignée des « Patron de canot de sauvetage ». En effet, son fils François, prendra la relève jusqu’en 1929 ou une terrible maladie l’emporte.

A 34 ans, Jean Delannoy est décoré de la Légion d’Honneur. A 46 ans, l’Académie Française lui décerne la plus haute récompense « Pour une vie de dévouement et de courage » par Monsieur Gaston Boissier. Le 5 mai 1930, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, le patron Maurice DELANNOY était reçu dans l’Ordre de la Légion d’Honneur pour 30 ans de services comme canotier.

La famille DELANNOY … Toute une tradition magnifique et transmise hier, comme aujourd’hui. Ces sauveteurs bénévoles, toujours prêts à répondre à l’appel au secours, à s’élancée contre les vents, les lames ou la nuit au devant du navire en danger, coulant parfois « « corps et biens » comme le dit si bien : Tristan Corbière dans son poème :

Le défi dans les yeux, dans les dents le juron, à l’écume crachant ma chique râlée, buvant sans haut le cœur la grand’ tasse salée comme ils ont bu leur boujaron.
Pas de fond de six pieds, ni de rats de cimetière ! Eux, ils vont aux requins !
L’âme d’un matelot, au lieu de suinter dans les pommes de terre, respire à chaque flot.
O vent des mers, ô roi des vents, toi qui fais, quand tu te déchaines, crier l’angoisse des vivants.
Dans le vaste sanglot des chênes souffle, souffle, grand souffle des mers, ô roi des vents, ô vent de mer.
Bonnes gens, vous qui visité un port, dans les eaux du Sud, du Levant et du Nord, partout ou l’Océan se brise sur ses bornes, dites s’il est des mers plus noires et plus mornes.
Mer féroce, récifs géants, horrible gouffre, vagues qui bondissez d’amour quand l’homme souffre.
Les phares, sur le détroit que nul ne peut franchir en vain, ont allumé leurs feux tournants ; et, dans l’espace, ces géants de la nuit se regardent en face, entre eux rugit la mer...

   Bateaux de sauvetage à la citée TABARLY (rive du TER-LORIENT)
 

2007: le 18 avril,  les Chantiers BERNARD lance la vedette de sauvetage SNS 156  pour une utilisation  en service  par mer forte à très forte.

GROUPAMA  renversé tracté par la SNSM (document Citadelle PORT-LOUIS)


Station de sauvetage en mer d'Argenton (proche de Brest)

La station de sauvetage en mer d’Argenton a été inaugurée le 4 aout 1895 .Elle a donc plus de 100 ans d’existence et à son actif des centaines de vie sauvées.

Deux périodes ont marqué son activité :
1° la période de l’utilisation de canots à l’aviron jusqu’en 1950
2° la période, de l’utilisation d’engins motorisés en 1962

Le « MARIE RUSSE »

Le premier canot de sauvetage s’appelait la « Marie Russe ». Une dame russe qui tint à garder son anonymat avait fait un don de 64000 Francs à la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (S.C.S.N.). L’une des ancêtres de l’actuelle S.N.S.M. (Société Nationale de Sauvetage en Mer). 34000 francs étaient destinés à la caisse de secours pour les veuves, orphelins et vieillards de la famille des sauveteurs et 30000 francs pouvaient être consacrés à l’installation d’une station de sauvetage.

C’est grâce à cette somme qu’Argenton put acquérir un canot de 10,10 mètres de long et de 2,2 mètres de large.

Le « Marie RUSSE » servit jusqu’en 1913. Il avait effectué 33 sorties, porté assistance à 37 bateaux, sauvé d’une mort certaine 34 naufragés.

François RAOUL , disparu tragiquement : un grand patron

Les hommes qui armaient ces bateaux étaient tous des volontaires. Il n’en manqua jamais à Argenton. François RAOUL fut le premier patron de la MARIE RUSSE. Roland VIDAMENT lui succéda « pour son zèle et son dévouement, peut-on lire dans la plaquette du centenaire. La couronne d’Angleterre lui remet un diplôme et lui décerne une médaille d’honneur en argent.

Dans la nuit du 16 au 17 juin 1896, il avait ramené à Ouessant les dépouilles des malheureux marins et passagers du « Drumond Castle » venant de Capetown et qui avait talonné les roches des « Pierres vertes ».

Roland VIDAMANT disparut tragiquement le 17 janvier, en même temps que son fils de 13 ans et de Judo ERNEST, 15 ans, novice.

François PAUL , patron à 57 ans

François PAUL succéda à François RAOUL jusqu’en 1926. Ce dernier était canotier sur le « Henri MUNIER », qui avait remplacé le « Marie RUSSE »

Le 10 septembre 1918, par une nuit de tempête, il sauve 25 marins du vapeur Norvégiens « GYLLER ». Il obtint 3 médailles d’or et la Légion d’Honneur lui fit remise à la Sorbonne. Décoré du Mérite Maritime, il appareilla pour le grand voyage le 17 juillet 1952.

Jean François FILY 37 ANS au service du sauvetage en mer

Il fut canotier sur le Marie RUSSE ; patron à bord du Henri MUNIER et du Lieutenant GERUZEZ. Il effectua 22 sorties, secourut 17 navires et sauva 27 naufragés. 6 médailles d’honneur, de bronze, d’argent et d’or lui ont été décernées. En 1920, une montre en or lui avait été remise pour le sauvetage de 2 bateaux de pêche. En 1936, il fut fait chevalier du Mérite Maritime et en 1952, il reçut la légion d’honneur à la Sorbonne .Deux ans plus tard il mourut à l‘âge de 79 ans

1962 : l’âge du renouveau

Avec la vente du « Lieutenant Pierre GERUZEZ, en 1950, la station d’Argenton était mise en sommeil. Il en fut ainsi jusqu’en 1962, date de l’implantation de la nouvelle station.

La station fut dotée d’un canot pneumatique de type Zodiac Mark III qui prit le nom de « Jean FITY ». Il y eu aussi l’apport de la vedette « IROISE ». En 1975, Charles PAVOT, maire de Landunvez, céda la présidence de la station à l’Amiral DROGOU. Le Zodiac fut déclassé et remplacé par un engin en plastique de 4,10 m. Ce canot s’illustra lors du naufrage de la vedette des Phares et Balises « La OUESSANTINE » le 9 septembre 1978.

Depuis 1979, la station est équipée d’une vedette offerte par l’association « les GUEULES CASSEES ». En 1994, un autre canot pneumatique à coque rigide est venu renforcer les moyens de sauvetage.

Les 3 moyens de sauvetages sont modernes commente André SALUN et toujours prêts a intervenir sur simple appel du CEOSS CORSEN (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer) .

La grande richesse de la station réside dans la qualité des hommes qui, fiers de leurs ancêtres et dans la même tradition, perpétuent la solidarité des gens de mer.

Site internet : Société Nationale Sauvetage en Mer Argenton .

La SNSM, le maillon fort des sauvetages en mer

Un peu d’histoire…

La SNSM la Société Nationale de Sauvetage en Mer est née en 1967 de la fusion de deux sociétés centenaires : la (SCSN) Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (1865) et la (SHSB) Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (1873). Association régie par la loi 1901, elle est animée par 3 500 sauveteurs permanents et 1 200 responsables, tous bénévoles. La mission de la SNSM se décrit en quelques mots : « sauver les vies humaines en danger en mer et sur les côtes » .

Les sauveteurs en mer sont donc le 1er maillon de la chaîne des secours. Ils interviennent, évaluent l’état des personnes secourues, leur donnent les premiers soins et demandent l’assistance pour l’évacuation selon la gravité des cas. A noter et c’est principe d’or au sein de chaque station : les bénévoles appareillent sur alerte en un quart d’heure maximum.

Quelques chiffres

Qui dit sauvetage en mer et opérations de secours… dit SNSM. Les faits et les chiffres sont la, ils parlent d’eux-mêmes. Véritable institution du large, la SNSM et ses 4500 bénévoles, assurent avec vigilance sans faille, une disponibilité de tous les instants et un courage à toute épreuve, bref avec l’art et la manière ! - la sécurité en mer. Jugez plutôt à l’aune de ces quelques chiffres qui en disent long sur la SNSM :
-10 000 personnes sauvées par an
- 3 000 bateaux assistés par an
- 4 500 bénévoles
- Plus de 600 personnes sauvées d’une mort certaine (798 en 2003)
- plus de 50 des interventions de sauvetage en France métropolitaine sont assurées par la SNSM. En dehors des heures ouvrables (la nuit, le week-end, les jours fériés…) ce chiffre passe à plus de 80.%

La SNSM, c'est aussi

232 stations de sauvetage réparties sur tout le littoral :
- 28 centres de formation
- 500 nageurs sauveteurs volontaires formés chaque année à la surveillance des plages
- 41 canots tous temps
- 28 vedettes de 1 ère classe
- 68 vedettes de 2 è classe
- 31 vedettes diverses
- Plus de 450 canots pneumatiques
- Quelques dizaines de jets skis…
(source à la découverte de la SNSM°)

Un peu d'histoire : La Station SNSM de SAINT-MALO et les HBS

1 - SA MISSION :

La SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) est une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique. Elle est née de la fusion en 1967 de la S.C.S.N. (Société Centrale de Sauvetage des Naufragés créée en 1865) et des H.S.B. (Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons créée en 1873).

Les C.R.O.S.S(Centres Régionaux des Opérations de Surveillance et de Secours) sont chargés de la coordination des moyens et des opérations de sauvetage.

Les membres des 255 stations sont tous des bénévoles (marins de commerce de pêche ou de la Royale, plongeurs, médecins, plaisanciers avertis), tous amoureux de la mer. Ils sont généralement très disponibles et joints rapidement par bips ou par téléphones. Ils doivent être prêts à appareiller dans les plus brefs délais (en moins de 15 minutes), de jour comme de nuit et par tous les temps.

Si la sauvegarde de la vie humaine est gratuite, les secours aux biens sont en revanche facturés selon un barème d’intervention établi au niveau national, ce qui permet aux stations de subvenir à leur frais de fonctionnement.

La station de sauvetage S.N.S.M. de Saint-Malo a été créée en novembre 1967. Appelée communément «station côtière et de grand sauvetage de Saint-Malo », elle réunissait les stations locales de Saint-Servan (S.C.S.N.) et de Saint-Malo (H.S.B.).

Forte d’un équipage d’une cinquantaine de sauveteurs, la station arme en permanence un canot tout temps le « POURQUOI-PAS ?2 » (SNS 072) et une vedette de 2 nde classe la « MARTINE CHARCO » (SNS 218).

2- SON HISTOIRE :

L’histoire de la station de Saint-Malo se décompose en deux périodes importantes :

Avant 1967, lorsqu’il existait deux entités de sauvetage (la S.C.S.N. et les H.S.B.) qui cohabitaient avec plus ou moins de bonheur et se partageaient les activités de secours en fonction de zones géographiques.

A cette époque, leurs principales opérations concernaient les pêcheurs locaux et les voiliers de commerce et de pêche.

Après la fusion de ces 2 sociétés pour créer la S.N.S.M. (cette période correspond à la montée en puissance et la démocratisation de la plaisance maritime.)

2.1- LA S.C.S.N. :

La station locale de Saint-Malo fut l’une des 4 premières stations mises en place par la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. En effet, c’est à la suite d’une première réunion à la Chambre de Commerce le 28 MAI 1865, destinée à recueillir des adhésions et des souscriptions pour organiser les secours en mer, qu’elle sera créée ( 25 juin 1865 ). Elle était équipée d’un canot en bois (de type anglais), à redressement automatique et trainé à terre par un char à quatre roues. Testé le 18 juin 1865 sur la « GRANDE GREVE DES BAINS », ce bateau sera basé dans un abri situé à la cale de Dinan (18.02.1867). Ce canot sera doublé de 1867 à 1879 par une baleinière offerte par la « Société Humaine de Saint-Malo et de Saint-Servan» , association qui s’était constituée en 1866 pour acquérir et entretenir du matériel de sauvetage et qui fusionnera avec la S.C.S.N. en 1884. Bien que cette unité fût plus que pratique, car plus légère et plus rapide à mettre à l’eau en cas d’urgence, elle se perdit corps et bien le 4 décembre avec 7 hommes d’équipage, lors d’une opération de sauvetage d’un chaland en dérive.

Durant ces premières années, les bateaux de la Société Centrale, des Douaniers, des bateaux pilotes et du Bac de Dinard se partagèrent les quelques rares, mais néanmoins périlleuses, opérations de secours (17 personnes sauvées en 1866). Dans la baie de Saint-Malo (ex : chaloupe JEAN-MARIE THERESE ou L’EDOUARD en 1866). Le premier patron du bateau de sauvetage de la SCSN de Saint-Malo s’appelait GUINEUX.

Le 31 août 1880, en remplacement du premier canot (qui sera par la suite affecté à la station de Saint-Nicolas des Glénans), la station de Saint-Malo s’équipe du canot en bois (système LAHURE) à rames (à 12 avirons) et à voiles construit aux chantiers Augustin NORMAND sous le nom de SCSN n°34 « JURIEN DE LA GRAVIERE » (avec comme patron HYREL). Il sera remplacé en 1907 par un canot en bois à 10 avirons, le « EMILE ROZE ». Ce canot servira jusqu’au 18 août 1912 (date à laquelle il sera remorqué et affecté à Granville).

En juin 1912, la station de Saint-Servan est créée et celle de Saint-Malo sera supprimé. Il fut alors décidé d’acquérir l’un des tout premiers canots à moteur à pétrole, le « EMILE PERRIN, (N°115) » (navire en bois de 11,40m de long équipé d’un moteur Panhard de 35 cv permettant une vitesse de 7 nœuds). Baptisé en grandes pompes le 2 septembre 1912, il sera patronné par Monsieur DIEULANGARD et Monsieur TRANCHEMER (déjà matelot en 1885). Dans l’ancienne cale de halage des torpilleurs de Saint-Servan (anse de SOLIDOR), seront ensuite construits un abri et un rail de lancement pour cette unité (inauguration des locaux le 28 janvier 1913).

A la fin de la grande guerre, le comité local de sauvetage et l’équipage seront désorganisés par le décès et l’incapacité physique d’un certain nombre de membres. De plus, la station de Saint-Servan connaîtra quelques déboires techniques (pourrissement de certaines parties de la coque du canot en 1934, réfections régulières de la cale de lancement…). Malgré cela, en plus de 25 années (1912 à 1937), ce canot effectuera 33 sorties et sauvera 39 vies humaines.

En août 1938, un nouveau canot à moteur de 11,50 mètres (chantier JOUET), le SCSN N° S 9 « POURQUOI-PAS ? 1 » (nom donné en souvenir du Commandant CHARCOT et de son équipage) est mis en activité. Il est alors doté de 2 moteurs de 28 cv. A cette époque, l’équipage n’était constitué que de 8 hommes. Dès le début de la seconde guerre mondiale, l’effectif est considérablement réduit en raison de la mobilisation de la moitié des marins. Au cours de l’occupation allemande, le canot et l’abri, qui seront réquisitionnés dès 1942, subiront des dégâts importants tels que la couverture à remplacer, la charpente et la maçonnerie très endommagées.

A la libération, il a fallu remettre la station en état et reconstituer un nouvel équipage (en particulier le patron et le sous-patron). Le choix du comité local s’est alors porté respectivement sur Jean LUCAS (pilote de Saint-Malo) et Jean CAOUS (patron-pêcheur) en raison de leurs qualités professionnelles et maritimes ainsi que de leur disponibilité et leur proximité immédiate de la station (Arsenal). Le reste de l’équipage était formé de marins et techniciens habitant Solidor (les mécaniciens DEJEAN et LEVERGE, les marins MORVAN et CAOUS, etc.).

Ce navire participera entre autres aux opérations de recherche et de sauvetage (en septembre 1951) sur la frégate LAPLACE victime d’une mine au mouillage dans l’anse de la Fresnaye, (Saint-Cast).

Le 28 novembre 1956, le canot sera déclassé et finira sa carrière à Etel sous le nom de « VICE-AMIRAL SCHWERER », il coulera à la barre d’Etel en octobre 1958 lors de l’expérimentation d’Alain BOMBARD. Ce navire procédera, entre 1948 et 1956, à 45 sorties en ayant secouru 7 navires et en sauvant 28 personnes d’un danger réel.

De décembre 1956 au 18 avril 1958, la station de Saint-Servan sera mise en sommeil faute de canot et d’équipement à terre adaptés.

Entre 1955 et 1958, un abri plus fonctionnel sera construit pour le nouveau canot de sauvetage dans l’anse Saint-Père près du marégraphe de la cité D. ALETH. Il est toujours utilisé par la station de Saint-Malo comme atelier.

Le 18 avril 1958, la station s’équipe d’un nouveau canot tout temps de 13,60 mètres de long et doté de 2 moteurs de 40 cv. Il sera baptisé le 8 juillet 1958 du même nom que le précédent « POURQUOI-PAS ? 2 » (N° AND 176) et ne sera désarmé qu’en 1992.

2.2-LES H.S.B. :

Les plus anciennes archives de la station locale des H.S.B. (Hospitaliers Sauveteurs Bretons) remontent en 1879 date à laquelle une baleinière, dénommée « BARONNE BURDETT-COUTS » et armée sous le commandement du patron POTIER, se porta durant 3 jours de suite dans la tempête, à la recherche d’une embarcation disparue de la Société Centrale. En 1883, la sous-section de Saint-Malo (présidée par Monsieur MALLET) regroupait 9 stations dont 2 à Paramé, 1 à Saint-Malo et 1 à Saint-Servan (les autres étaient basées à Saint-Suliac, Saint-Briac, Dinard, Saint-Lunaire et Cancale). Il s’agissait principalement de postes de secours (mis à la disposition du public) à partir desquels les opérations le long des côtes étaient effectués par des bénévoles se trouvant sur place (de nombreux douaniers ou d’agents de l’administration maritime).
En 1905, la station s’équipe d’un canot en fer à avirons (basé dans un hangar Quai de Dinan), le « PIERRE-LABBE » canot de type HENRY (offert par Ansbert LABBE, armateur en mémoire de son fils Pierre disparu en mer). Ce navire participa entre autres aux opérations de sauvetage sur le HILDA en 1905 (avec le patron MACE).
Le 6 avril 1931, la station HSB de Saint-Malo arme un canot tout temps, le « CAPITAINE DE VAISSEAU RECULOUX » (équipé d’un moteur Panhard d’aviation). La section malouine prend alors de l’ampleur en devenant une station de Grand Sauvetage.

Après la destruction de tout son matériel, bâtiments et navire (le canot « C.V. RECULOUX » ayant été bombardé dans les bassins et considéré comme irrécupérable), la station a aussi du se reconstruire, sous l’impulsion des présidents LEPEER et VOGEL.

A la libération et à la suite d’accord conclu entre les deux grandes sociétés dans le cadre d’une commission permanente de sauvetage, il a été décidé que les stations de haute mer de Saint-Malo et de Granville seraient respectivement armées par la S.C.S.N. et les H.S.B. De ce fait, le nouveau grand canot de 10 m de long le « LEON BERTHAUT », initialement prévu à Saint-Malo au début des années 50, sera affecté à Granville. La station malouine se tourne, alors vers le sauvetage de plage et à la formation des secouristes. Le 14 juillet 1951, il est inauguré un canot de plage de 4,50 m nommé « LEON BERTHAUT » afin d’assurer la sécurité des plages.

Dans les années 50, d’autres petites unités seront utilisées telles que le « CARANTEC » (Wary à moteur de 1950 au chantier LANNIER), le « CAMEROUN » (Wary à moteur de 1950 au chantier LANNIER) ou le « FRANCOIS LOUIS GLOANNEC » d’une longueur de 7,50 m. Puis, au début des années 60, deux vedettes, « BON SECOURS » et « NOTRE DAME DE LA GRANDE PORTE » (longueur : 5,50 m),seront utilisées pour la surveillance des côtes entre le môle des Noires et la Hoguette.

En 1963, la station H.S.B. de Saint-Malo se réorganise avec l’arrivée d’une nouvelle vedette de 8,70 mètres de long HSB 6 « HENRI DUNAND » et d’un Groupe Mobile d’Intervention pour la zone côtière (de la Rance à Cancale), ainsi que plusieurs zodiacs pour la surveillance des plages entre les môles des Noires et Rochebonne. Son siège se trouve alors à Rocabey. Le 17 juillet 1965, les nouveaux locaux techniques H.S.B. seront inaugurés avenue Louis Martin et une nouvelle vedette (8,60 m) HSB N° 46 « HENRI DURAND DE BLOIS » sera baptisée. Cette nouvelle unité sera complétée la même année par une seconde vedette HSB 52 « RANCE 1 » destinée à la sécurité de la partie maritime de la Rance (côté Est) et armée principalement par des CRS-MNS. Un Centre Régional d’Entretien sera aussi crée et la station utilisa longtemps un poste permanent au pied de la Tour SOLIDOR.

2.3 - La S.N.S.M. :

Lors de la fusion des HSB et de la SCSN, les sections locales ont regroupé leurs moyens humains et matériels dans le cadre de la « station côtière et de grand sauvetage » (10 décembre 1967). Ainsi, la nouvelle station de Saint-Malo était équipée d’un canot tout temps le « POURQUOI-PAS ? 2 » (SNS N°176), d’une vedette côtière, la « HENRI DURAND DE BLOIS » (SNS N° 046, anciennement HSB N° 46) et de plusieurs zodiacs permettant d’intervenir respectivement au large, près des côtes et sur les plages. Le GROUPEMENT MOBILE D’INTERVENTION servira pour les opérations rapides et principalement pour les récupérations des personnes bloquées sur le Grand Bé.

Le 26 juillet 1969, des nouveaux locaux sont inaugurés sur l’Avenue Louis-Martin (ex Entrepôts DOURIN) comprenant un bureau administratif et un hangar technique. Les vedettes HSB N° 52 « RANCE 1 » et SNS N° 078 « RANCE 2 » seront successivement affectées aux opérations de secours sur la Rance.

La vedette SNS N°0 046 sera remplacée en 1970 par la SNS N° 080 qui prendra le 19 avril 1980 le nom de « MARTINE CHARCOT », cette vedette (qui se fracassera sur la jetée du port de Saint-Quay le 13 septembre 1986 lors de son transfert vers sa nouvelle affectation) sera elle-même remplacée par l’actuelle vedette Antarès 860 (BENETEAU) SNS N° 218 « MARTINE CHARCOT 2).

Durant les 10 premières années, la nouvelle station S.N.S.M. eut 5 présidents et plusieurs patrons. Puis sous l’impulsion du Président Albert BOISNARD, la structure fonctionnera avec plus de sérénité et plus de stabilité.

Le 28 janvier 1989, la station de Saint-Malo s’installe sur le port de plaisance des Sablons dans un mobil-home avec accès direct sur les pontons pour les vedettes (tout en conservant l’ancien abri du canot comme local technique).

En 1992, le « POURQUOI-PAS ? », après 34 années de bons et loyaux services, est désarmé (dernière sortie de son abri le 20 avril 1992) et est remplacé par l’actuel canot tout temps le SNS 072 « POURQUOI-PAS ? 2 ». D’une longueur de 17,60 mètres, il a été construit aux chantiers BERNARD (Locmiquelic) et possède toute la technologie moderne (table traçante, 2 radars, sondeur, polaris, GPS, matériel médical, d’incendie et d’assèchement).

Enfin, en décembre 2000, le mobil-home est remplacé par un bâtiment comprenant un bureau et un local de rangement, mis à sa disposition par la ville de Saint-Malo.

Depuis la fusion en 1967, plusieurs autres unités nautiques ont été utilisées par la station telles que la SNS N°303 (en 1988), la SNS N° 221 (en 1989) la SNS N° 071 (en 1990) pour pallier l’absence des vedettes permanentes (entretien).

En juillet 202, sous l’égide du Président LE ROUILLE et après la démission de tout l’équipage, une nouvelle équipe, forte d’une cinquantaine de membres d’expérience, s’est reconstitué.

(Historique réalisé par Mr Yorik LUCAS.)

Exercice réussi pour les jeunes nageurs-sauveteurs de la SNSM

Etre nageur-sauveteur, ce n'est pas de la frime. C'est avant tout un état d'esprit, certifient les plus anciens de la SNSM.

Récupération d'un homme tombé à la mer, sauvetage d'un équipier sans arrêter le canot pneumatique, brancarder la victime, la transborder, etc., les jeunes nageurs-sauveteurs de la SNSM ont démontré tout leur savoir-faire dimanche après-midi en rade de Lorient.
Le public, enthousiaste, a pu suivre les exercices de près, depuis le /Tanguethen/, batobus de la CTRL, et le /Stereden an Heol/, catamaran de la compagnie Escal'Ouest de Manu Guérin, partenaires de la SNSM. Le centre lorientais, basé à Kernevel, forme une vingtaine de nageurs-sauveteurs chaque année. On peut s'inscrire dès 16 ans. Chaque sauveteur passe également le permis côtier et le certificat radio.
Un bagage complet pour, l'été venu, être embauché par les communes et surveiller les plages sur tout le littoral français.
« C'est avant tout un état d'esprit »,* résume Thierry, membre du centre de formation et équipier sur la petite vedette SNSM /Tessa-Blanchy/, dont les interventions se limitent au plan d'eau de la rade. ( article Ouest-France du 3 juin 2008)
Contact : 02 97 64 47 10.

SNSM. Bénédiction de la vedette Eric Tabarly 31 03 2008

Samedi matin, la foule des grands jours était présente sur le môle Loïc-Caradec à La Trinité-sur-Mer, où Jean-Paul Vallegan, président de la station SNSM de la Trinité, accueillait les invités à la cérémonie de bénédiction de la vedette Eric Tabarly (SNS 158). Aux côtés des officiels, Laurent Cayrel, préfet du Morbihan en tête, de nombreuses délégations de la Société nationale de sauvetage en mer dont l’amiral Yves Lagane, président national de la SNSM, avaient fait le déplacement.
Opérationnelle depuis octobre 2007, la vedette, qui a déjà effectué plusieurs sorties, est servie par trois équipages de quatre personnes.
D’un coût total de 674.000 €, la vedette a été financée à 25% par la station de La Trinité-sur-Mer qui compte 350 adhérents. Cette somme a été réunie grâce aux subventions versées par les communes et par des donateurs.

40ème anniversaire de la disparition des hospitaliers sauveteurs bretons (H.S.B)

(Rennes / Roazhon 9/08/07 21 :50 par ABP)

En 1873, Henri NADAULT DE BUFFON (1831-1890) fonde, à RENNES, la Société Des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB).

C’était à la fois une « institution de sauvetage et de sauveteurs, d’assistance mutuelle, de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien ». Elle installe des postes de secours en Bretagne et en Vendée puis sur l’ensemble du littoral français. Au fil des années, la Société Des Hospitaliers Bretons s’équipe de canots et assure aussi la protection des plages.

En 1967, la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (SCSN) fusionne avec les HSB pour donner naissance à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Celle-ci est reconnue d’utilité publique en 1970.

SAUVETEUR EN MER

Le sauvetage en mer est avant tout une affaire d’hommes : ces milliers de bénévoles qui, depuis le début du XIX ème siècle, interviennent en toutes circonstances, au péril de leur vie. Si les canots à avirons sont remplacés par les canots tout temps et les vedettes, les risques demeurent.

LE SAUVETAGE S’ORGANISE

En France, l’histoire du sauvetage en mer débute véritablement à Boulogne en 1825 avec la création de la Société Humaine et des naufrages. Bientôt, des œuvres analogues se mettent en place à Dunkerque, Calais, Le Havre et Dieppe.

En 1854, Théodore GUDIN, peintre de la Marine, propose qu’une institution organise le sauvetage à l’échelon national. Son projet n’aboutit qu’en 1865 avec la fondation à Paris, de la Société Centrale de sauvetage des naufragés (SCNS). Quatorze stations de sauvetage sont aussitôt crées, dont la moitié en Bretagne. Bien d’autres suivront.

Chaque station de sauvetage dispose d’une « MAISON-ABRI » servant à entreposer le matériel. Les premiers canots sont à voiles et à avirons. Leurs qualités essentielles sont l’insubmersibilité, le redressement spontané après chavirage et la vidange automatique de l’eau embarquée. A partir de 1912, ils sont progressivement remplacés par des canots à moteur.

LES HOSPITALIERS SAUVETEURS

En 1873, Henri NADAULT DE BUFFON (1831-1890) fonde à Rennes la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB). C’est à la fois une « institution de sauvetage et de sauveteurs, d’assistance mutuelle, de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien ». Elle installe des postes de secours en Bretagne et en Vendée puis sur l’ensemble du littoral français. Au fil des années, la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons s’équipe de canots et complète ainsi le dispositif de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, en particulier sur les plages.

UNE SOCIETE NATIONALE

En 1967, les deux sociétés fusionnent alors pour donner naissance à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Celle-ci est reconnue d’utilité publique en 1970.

Aujourd’hui comme hier, les équipages des canots sont constitués de volontaires. Une allocation est prévue pour les sorties et les exercices mais elle est si modique au regard des risques encourus que le bénévolat est de règle. La SNSM fonctionne grâce aux dons et aux subventions. Son slogan : « NOTRE FORCE, C’EST VOTRE SOUTIEN. »

(Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Mers et Marins en France)



Locmiquelic 2007
Réouverture  d'une station de secours SNSM à LORIENT/LOCMIQUELIC
 Jusque présent la couverture maritime était assurée par la Marine Nationale. La défection de cette dernière, à amené des copains motivés et volontaires ( c'est de rigueur) a recréer une station SNSM sur Locmiquelic.
Thierry DIMEET (de Locmiquelic) a été nommé Président de la nouvelle structure . Loic RIO est secondé par sept patrons suppléants puis 17 canotiers qui forment l'équipage de volontaires.
Le joyau est l'arrivée de la vedette  'La CONTRE AMIRAL NOEL- Pays de Lorient" .Cette vedette totalement revue par la SNSM de Saint Mâlo . Elle est comme " neuve" disent tous les membres du futur équipage. C'est une vedette de 1990, de 9 mètres de long et propulsée par 2 hydrojets Elle peut atteindre 55 km/h soit 30 noeuds.
La vedette sera basée bien sur à Locmiquelic mais aussi à Kéroman 
Les limites de la mission sont bien-sur la rade de LORIENT (de Port-Louis à Hennebont), mais aussi sur demande vers Groix par exemple .
Cette vedette fut un temps affecté aux Antilles ( sous le même nom sauf Le nom de Lorient bien sur)
La TESSA-BLANCHY ( ex petite vedette de Lorient  sera affectée au centre SNSM de Kernével en Larmor  pour la formation des futurs sauveteurs des mers
.
  
la vedette  CONTRE AMIARAL NOEL à Ste CATHERINE  
La vedette a été mise à l'eau jeudi 9 juillet 2009 au port de plaisance de Lorient
Les interventions dans la rade se faisaient par la petite TESSA-BLANCHY 

Exercise  de sauvetage en mer dans la rade de Locmiquélic (juin 2008)
Le public a pu suivre les manoeuvres les manoeuvres de près, depuis le TANGUETHEN, vedette déservant Locmiquelic et le STEREDEN AN HEOL, catamaran de Manu GUERIN, partenaire de la SNSM.
Chaque année le centre Lorientais forme une vingtaine de nageurs-sauveteurs. IL est possible de s' inscrire dès 16ans.