Riantec Apprentissage ( gratuit)à l'aquarelle
Jean-Claude Guiton, artiste peintre, propose aux adultes et adolescents, lundi, une formation gratuite à l'aquarelle, en partenariat avec les affaires culturelles. Sans savoir dessiner, chacun va pouvoir apprendre, en deux heures, à réaliser une aquarelle en bordure de Petite Mer, à la façon des carnets de voyage. Le choix: le matin, rendez-vous à 9h45 au château de Kerdurand. L'après-midi, rendez-vous à 15h à la bibliothèque. L'ensemble du matériel est fourni par l'artiste. Prévoir un siège, chapeau, coupe-vent et bouteille d'eau. En cas de mauvais temps, les cours se dérouleront soit au château, soit à la bibliothèque.

Inscriptions Tél.02.97.33.52.40 ou 02.97.33.52.66. 
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Notre célèbre écrivaine Irène FRAIN a écrit un livre historique sur les naufragés  de l'île de Tromelin.
 Ce fait, tiré de la réalité, fait référence souvent à Locmiquelic  et à Riantec 
Exemple: "Au débarqué de son navire, Kéraudic resta sans voix quand il apprit que dans sa maison sans enfant, la femme de Lafargue avait rendu l'âme un jour exactement avant son mari; et lorqu'il intérrogea les gens de la rade ce qui lui était arrivé, on lui fit partout la même réponse, de Larmor à Locmiquelic....Port-Louis et Riantec, où nombre de capitaines et de boscos gardaient un souvenir très vif du capitaine Lafarge......." 
Mon avis;  un livre qui doit faire parti de toute bonne bibliothèque ; l'île de Tromelin est une île de légendes située au large de Madagascar  et de l'île de France avec Port-Louis
Editions Michel LAFONT (Grand Prix Palatine du roman historique)

 

LOCMIQUELIC. Marins pêcheurs et ouvriers en « Terre-Sainte »

Louis LE RUYET, pur minahouet, raconte ses souvenirs.
 

La naissance de la commune de Locmiquélic en 1919 va laisser à la fille les caractères maternels de la paroisse mère, Riantec. Au XVIII e siècle, Riantec était une paroisse de pêcheurs. Philippe Zérathe, universitaire parisien, a rédigé un mémoire de maîtrise sur les inscrits sur les registres des « Classes », l’ancienne inscription maritime, du quartier du Port-Louis au début de ce siècle. Concernant cette période, j’ai moi-même étudié le registre des ouvriers de la construction navale de ce quartier. En 1732, Le Port-Louis, Riantec et Gâvres offrent 192 mousses aux navires de la Compagnie des Indes ; la paroisse de Riantec arme près de 55 chaloupes à la pêche sardinière. Parmi les matelots, des charpentiers embarquent : Jean Kerneur de Nézenel en 1752, et François Jeannot de Kerderff, en 1757, ce dernier pour les Indes. En 1764, la paroisse de Riantec inscrit 3 ouvriers sur la matricule de Lorient, un charpentier de navire et deux cordiers, préfigurant ainsi les futures migrations des ouvriers de la commune qui, deux siècles plus tard, vont travailler à l’Arsenal de Lorient.

En 1780, sur les 89 chaloupes sardinières du Port-Louis-Riantec, 14 sont originaires de Locmiquélic, lieu saint voué au petit Michel, et 4 de Nézenel, (la presqu’île de l’Ange). En 1812, Jérôme Dréano fait construire au chantier du Kernevel une chaloupe de 1,7 tonneau, La Marie. D’autres feront construire dans ce chantier : La jeune Marie Julienne (Marec-1846), La Marie Julienne (Dréan-1848)…la Bonaventure (Jégo), le Passe-partout, le Henri, dont ces trois derniers, canot et plates, en 1889 et 1891. On trouve ici des vocations à Sainte Anne et à la Vierge Marie, mais pas de chaloupe vouée à Saint-Michel, bien que, traditionnellement, certains pêcheurs consacreront l’appellation de « Mon Ange »(1) à leurs bateaux et leurs familles porteront ce faux nom, pendant de nombreuses années.

On peut donner à titre d’exemple, une généalogie sommaire d’un patron de Locmiquélic dont le père fut aussi patron à Riantec de deux navires, un dundee, le La tour d’Auvergne et une chaloupe sardinière, le Jeune Léopold. Ce patron, comme d’autres de Locmiquélic que j’ai connus, fera construire une belle maison avec un escalier majestueux dont les couleurs du crépi de façade rappelaient celles de la coque de son navire. Dans la commune, après guerre, vers 1960, on distinguait ces familles dans les commerces d’alimentation de la Grande Rue, par les achats de denrées coûteuses dont ils remplissaient leurs sacs de provisions, faites pour la semaine. La dame portait encore la coiffe, tandis que l’homme fier de sa condition de patron, portait le béret basque. Un des fils sera aussi comme lui patron pêcheur, l’autre, matelot naviguera aussi à la pêche. Comme d’autres pêcheurs ils arpentèrent les quais du port de pêche de Lorient qui connaissait alors ses grandes heures.

J’ai assisté au retour de mer de ces équipages, du Vieux Passage, de Riantec, d’Etel, qui quelque peu réjouis de leur campagne de pêche, faisaient escale, avec le taxi qui les ramenaient à leurs foyers, dans le « café » que tenaient mes parents. Je conserverai toujours le souvenir de ce patron d’Etel qui, ayant sans doute un peu trop bu, laissa tomber son journal sous l’horloge du  « café », alors qu’il payait le prix de la bouteille de Saint-Raphaël qu’il venait de consommer avec son équipage. Il revint bien vite le lendemain matin le rechercher, car plié, il contenait le gain de la campagne en billets de grande valeur, qu’il fut biencontent de retrouver. Cette courte pause, dans l’un des nombreux bistrots de la Grande Rue, ponctuait ainsi une vie de pêcheur, métier bien difficile au regard de celui d’ouvrier de l’Arsenal ou de marin d’Etat.                                 
*  Louis Le Ruyet. En souvenir de mes jeunes années passées à Locmiquélic pour LdMVCN

 

(1) Gilberte Kervareg dans Mikael Madec « ur lévrad lesanueu a Vro-Gwened », édité par Brud Nevez, 1987, p.13, traduit « an êl » pour le pêcheur de Locmiquélic, qui baptise son bateau « Mon Ange ». P. 122, écrit « Men él », mais ne traduit pas pour le pêcheur de Riantec.

 

Annexe 1- Pour l’exposition 90 ans de Locmiquélic  et pour Lieu de Mémoire Vivante dédié à La Construction Navale, (LdMVCN de Lanester). Louis Le Ruyet


Les registres des matricules des "Classes" (ancienne inscription maritîme)
En 1671, un ouvrier et 19 matelots, mais on sait que ce recensement
est loin d'être exhaustif (cf. H-F BUFFET, les charpentiers ne se pressaient pas...)
Entre 1735 et 1742, 190 mousses sont inscrits au Port-Louis. Certains résident à Locmiquélic, Lézenel, Kerderff, (*exemple)
Un siècle environ plus tard en 1776, la matricule ouvrière comprend au moins
les ouvriers charpentiers, calfats, cordiers, indiqués au tableau qui suit
A cette même période, les officiers mariniers et matelots de service de Riantec sont au nombre de 496 (sauf ceux habitués à Lorient et portés sur la matricule à Lorient)
1671
 
GOUVERNEMENT DE
PORT - LOUIS
Né en
 
Pierre
CANZILLON
charpentier
marié à P-L
 
1647
 
Paul
FORBIN
 
Lezenel
 
1641
 
Laurent
RIO
 
Locmiquélic
 
1645
 
Laurent
RIO
 
Locmiquélic
 
1645
 
Laurent
MOLLO
 
Locmiquélic
 
1646
 
Guillaume
KERDAVID
 
Locmiquélic
 
1649
 
François
SCOLAN
Matelots
Locmiquélic
 
1621
 
Guillaume
LE GODIVES
ou ouvriers
Locmiquélic
 
1643
 
Jean
FROLLO
non
Locmiquélic
 
1633
 
François
TUAUDEN
précisés
Locmiquélic
 
1631
 
Jean
DERENNES
 
Locmiquélic
 
1650
 
Jean
CALLAC
 
Lezenel
 
1653
 
Nicolas
HENRIO
 
Lezenel
 
1644
 
Yvon
LE CALLOCH
 
Lezenel
 
1649
 
Julien
LOHO
 
Kerderff
 
1636
 
Julien
LE GALLIC
 
Kerderff
 
1638
 
Jacques
STEPHANO
 
Kerderff
 
1653
 
Yves
DERENNES
 
Locmiquélic
 
1626
 
Vincent
RIO
 
Locmiquélic
 
1641
 
Pierre
DERENNES
 
Locmiquélic
 
1641
1735- 1742
SIMILIER
JEAN
MOUSSE*
LOCMIQUELIC
 
1776
 
MATRICULE DES OUVRIERS DU QUARTIER DE PORT-LOUIS
 
Prénom
Nom
profession
origine
habitué à
 
 
Joseph
Matoch
charpentier
Riantec
 
 
 
Marc
Guillaume
charpentier
Riantec
 
 
 
François
Olliéro
charpentier
Riantec
Lorient
 
 
Joseph
Matelot
charpentier
Riantec
Kerderff
 
 
Jean
Person
charpentier
Belz
Kerderff
 
 
Jean
Guénédal
charpentier
Ploemeur/Riantec
Locmiquélic/Riantec
 
Pierre
Le Lamer
charpentier
Belz
Kerderff
 
 
Yves
Driano
charpentier
Riantec
Sterven
 
 
Louis
Yvel
charpentier
Riantec
Locmiquélic/Riantec
 
Albin
Dréan
charpentier
Carnac
Locmiquélic/Riantec
 
Marc
Moillic
charpentier
Riantec
Nézenel
 
 
Louis
David
charpentier
Riantec
Locmiquélic/Riantec
 
J- Marie
Le Bouëdec
charpentier
Riantec
Locmiquélic/Riantec
 
Jean
Bourvellec
charpentier
Languidic
Locmiquélic/Riantec
 
Yves
Colleter
calfat
Riantec
 
 
 
Vincent
Danet
calfat
Riantec
 
 
 
Laurent
Bourdiec
calfat
Riantec
 
 
 
Laurent
Le Floch
calfat
Riantec/Ploemeur
Nézenel
 
 
Yves
Pontré
Cordier
Riantec
 
 






 


















































 Annexe 2- Pour l’exposition 90 ans de Locmiquélic pour Lieu de Mémoire Vivante dédié à La Construction Navale, (LdMVCN de Lanester). Louis Le Ruyet

 

Louis merci de ton travail sur ton pays et aussi au plaisir de te voir et revoir. 
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Les traditions
Le premier dimanche après Paques (début de la nouvelle année litturgique) donnait aux garçons et aux jeunes filles, l'occasion de se réunir et de s'amuser.Après les vêpres les jeunes faisaient de grandes rondes en se jetant la vaisselle "ébréchée", recol
tout au long de l'année spécialement pour ce jeux.Celui ou celle qui laisait tomber l'assiette où le bol était attrapé par les pieds et les bras, le derrière frappé par terre.Cela
s'appelait " jouer au vieux petit pot" Est-ce pour cette raison que l'on trouve toujours sur les rives de Locmiquélic beaucoup de vaisselles cassées???  

                        

                           Tableau de vaisselles cassées 
Dans ce jeu la vaiselle cassée (un autre nom m'a été donné : LE BILIC ) servait de jeu et en particulier les bols
Le bol devait avoir la base la plus grande et comme dans une marelle des carrés étaient tracés sur le sol, et les filles devaient parcourir le circuit en poussant avec un pied le bol.
Encore une raison d'avoir de la vaiselle de cassée sur les côtes .
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Une autre  traditions de Locmiquélic c'est la partie de boules   

  

Les Chictraouech      

 

 

La Matricule des Classes de 1751- Les premières identifications de marins, pêcheurs et ouvriers à LOCMIQUELIC – Cote 2P72 au SHD de Lorient- (Hors ceux immatriculés à Lorient)

 

Sur les 200 premiers inscrits, la paroisse sur l’étendue de la commune actuelle de Locmiquélic contient 36 marins, tandis que 20 habitent le Port-Louis, 17 à Riantec et 10 à Gâvres.

Le village de Locmiquélic avec 24 résidents est le plus peuplé. Suivent : Kerderff (4), Kerhostin (3), Kervern, (2), Nézenel (2), Sterville (1).

Le Port-Louis, Gâvres et même le village de La Trinité en Riantec avec 9 résidents n’atteignent pas la moitié des résidents du village de Locmiquélic. Les paroisses de Groix, Merlevenez et Le Port-Louis fournissent 3 des 24 résidents. Le reste est de Riantec, mais pas toujours d’un village de l’actuelle paroisse de Locmiquélic.

Parmi les 900 officiers mariniers et matelots de service inscrits,  les ouvriers :

 

Résidence

NOM

Prénom

Qualité

Age/en

LOCMIQUELIC

 

 

 

 

LOCMIQUELIC

SERREC

GILLES

OUV.Charp. nov.

20/1758

LOCMIQUELIC

LIENSEN

JACQUES

OUV.Charp. nov.

20/1758

KERDERFF

JANNOT

FRANCOIS

OUV.Charp. nov.

21

NEZENEL

QUERNER

JEAN

OUV. APPRENTI

 

 

LE BERRE

BERTRAND

Père Ouv.Charp.

 

Nézenel/Merlevenez

RIO

YVES

OUV.Charp. & Cal

?/1761

Nézenel/Hennebont

TERRIEN

PIERRE

OUV. CHARP.

36

LE PORT- LOUIS

 

 

 

 

St-Pierre

FORBIN

ANTOINE

OUV. CHARP.

 

 

LE BORGNE

FRANCOIS

OUV. Charp. Nov.

25/1758

RIANTEC

 

 

 

 

Loyan  (Locjean)

CANDALH

PIERRE

OUV.Charp. nov.

23/1758

Locmalo

NIOBE

JEAN

OUV.Charp.

29/1759

 

Ouv. =ouvrier, Nov.= Novice, Cal= calfat des chaloupes

 

On constate que ceux-ci ne sont pas nombreux, mais 11ouvriers en 1751, pour 19 en 1776, cela traduit que les chantiers de la Compagnie sont actifs en 1751 et que de plus, celui du Kernével est aussi actif. On sait que des ouvriers travaillent au Port-Louis ou au Kernével à la réparation de «l’Amiral ». Le nombre de calfats ne justifierait pas l’appellation de « Minahouet » que l’on donne actuellement aux habitants de Locmiquélic. Le qualificatif de « Terre Sainte », attribué à la rive gauche de la rade, ne s’expliquerait pas non plus par la dédicace de l’appellation des chaloupes sardinières. Il reste à voir dans « Saint-Michel » la seule cause plausible, car l’ancienneté de la ferveur est attestée de ce coté de la rade, mais peut- être aussi sur l’autre rive !

Reste à mettre les noms sur les personnages et le lieu
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Locmiquelic,  ex voto de la frégate "LE BRILLANT" à QUELVEN


                       Irene  Frain  au Port-Louis pour la fête du nouveau port 13 juin2010
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La vie de Louis à Locmiquelic

                                      EX-VOTO chapelle de QUELVEN (56) 

La construction de cette chapelle fut entreprise au XVIème siècle. Une pierre porte encore une inscription gothique : "il fut fé + par Bigouin 1582, ce qui situe la date ou furent mises en place la charpente et la toiture. Une autre inscription du recteur Yves KERJEAN ," 1600-1630" , laisse penser que la construction avait commencé de son temps. L'édifice a subi diverses restaurations.L'ancienne tour dont la flèche était plus fine et plus elegante s'est écroulée en 1837. La réfection fut inaugurée le 16 mai 1841 et les travaux terminés en 1862.
Or mis la statue ouvrante, elle possédait  la SCALA que les gens du pays appelle ER HALVAR. 
Le mot de QUELVEN vient de "cellule blanche"  et donc par interprétation " cellule de la BLANCHE ou VIERGE".
Le pardon de QUELVEN est célébré le 15 août  , il est le 3 ème par son importance dans le département, après ceux de Sainte ANNE d'AURAY et celui de JOSSELIN.
Depuis 1982, les offices sont célébrés en Breton. La basilique est construite sur une petite montagne d'environ 150 mètres . Sa tour domine à 70 mètres. Pour la gravir, il faut monter 188 marhes en pierres, puis 75 marches en bois pour actionner la descente de l'ange.  Cet ange descend du haut de la tour, en parcourant 150 mètres.
Muet depuis un siècle, l'orgue accompagne de nouveau depuis 2001 les cantiques Bretons.     (extrait de texte de Jean Yves LE LAN)    
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Une bonne nouvelle dans le domaine des traditions de Locmiquelic (mai 2009)
Le dernier pêcheur de Locmiquélic a vendu son bâteau début 2009; 3 autres pêcheurs reprennent la mer. Cela fait bien longtemps que LOCMIQUELIC n'avait pas eu un nombre si important de navires de pêche ancrés dans son port.
L'AEL MAT ( remplce le PROMETHEE  coulé)  en train de s'amarrer (6 mai 2009) 

                       AEL MAT                                                PECHE PARTOUT

      le "PECHE -PARTOUT" ancré au port de LOCMIQUELIC  (5 mai 2009)
Ce pêcheur (SAMI) a repris la tradition de vente du poisson à partir de 1o heures 45 minutes au quai 
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Le Prométhée a coulé entre GROIX et PORT-LOUIS 10/2009 
Le pêcheur a été heureusement sauvé
Le ligneur était amarré à la cale de LOCMIQUELIC

 

Le "PROMETHEE" au  GELIN
Ce ligneur a coulé au large de GROIX   

                                                       
  La chanson du Calfat
Des calfats, je suis le maître
Oui c’est moi le vrai pur sang
Dont les glorieux ancêtres
Ont vécu sous Louis Le Grand
J’ai pour cri de ralliement
Celui de la France entière
Et vite à la pigoulière *
Vlan ! les maillets en avant.
                                        °°°°°°°°°°°°°°°°°°°
FETES LORS DU LANCEMENT D'UNE BARQUE 
 
Lelancement ou le baptême d'un bateau était toujours une cérénomie de village ou corporative. Encore au début du XXème siècle, l'école donnait congés aux élèves le jour du lancement de bateau. A COURSULLES, en 1976, les enfants de l'école primaire étaient emmenés sur les quais pour voir le lancement des bateaux. A l'Arsenal  de LORIENT jusque les années 1990, le lancement d'un navire donnait droit à une journée de congés payés.
De tous les temps , le lancement d'un bateau était  des moments de liesse populaire dans les ports. Souvent les autres bateaux venaient accompagner le lancement. Le bateau est porteur d'espoir pour des familles de vivre. En 1840, la foule a envahi le chantier. Au premier plan  apparaissent la mature à moitié mouillée, amarrée dans l'eau, telles que les charpentiers les conservent pour éviter qu' elle se fendent et qu'elles gardent ainsi leur souplesse. Un orchestre accompagne le lancement  . Nous ne savons rien de cette barque, qui sera bien sûr, baptisée par la suite . Elle a déjà un nom mais celui-ci n'apparaît pas sur la flamme arborée en tête de mât. Le lancement, à cette époque : le bateau, en équilibre sur sa quille gagne rapidement son élément sur la  "couette suiffée", le ventre plus ou moins guidé par les 2 glissières latérales. Cette méthode était encore utilisée dans certains ports en 1950.
Sur le quai toujours encombré de filets, de paniers, de poulies, de tonneaux  et de bottes de mer, hommes, femmes et enfants manifestent leur joie. Seul le prêtre garde son calme. Chaque barque a une marraine . A cette époque les bateaux de pêche , grands et petits, portaient souvent le prénom des enfants, le nom des parrains et marraines, le prénom des frères et soeur,  
Le dernier acte sera  le sel et le blé , gages de prospérité, répandus sur la barque.   
                                                                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
 Autrefois la "plate" de nos jours s'appelait et s'écrivait : "la platte" (1840 environ )
  Ces bateaux d'origine et de technique très anciennes, probablement Saxonne étaient utilisés pour les pêches dites de "dérives" On en trouve eb HOLLANDE en 1850 et pouvant contenir 10 personnes.
L'embarcation a laissé une trace de sa structure originale grâce à son petit cousin le "picoteux". Il y avait de belles coqies, que de carènes ratées ou totalememt inélégantes. Le 3/4 avnt ou arrière, permet en effet  le plus bel assemblage de courbes qu'une carène puisse offrir. Toute la science du constructeur réside dans le traçage de sa carène.                                                                  
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La construction d'un bâteau de pêche dans les années 1840
La côque neuve sera lancée par l'avant, cette tradition était, du fait que,lancer un bateau  à l'eau par l'arrière était de mauvaise augure pour sa future activité. En fait de superstition, cette façon de lancer venait du fait que les formes de l'avant étant très ronde le bateau relevait mieux à son arrivée dans l'eau. Mais quand, à partir du milieu du XIXème, les  dimensions des barques chalutières ont augmenté, que les carènes se sont affinées,  on s'est apperçu qu'il était préférable de lancer les bateaux par l'arrière, la quille souffrant moins du porte à faux au moment de son passage de la cale à son élément.
Dans un petit chantier, c'est un canot, bordé à clins selon la tradition qui est en répéaration. Le charpentier change le préceintre , le bordé le plus haut. A l'aide de son herminette, il taille  l'angle voulu sur le bordé immédiatement inférieur sur lequel la préceinte va s'appliquer. Ce travail demande une grande adresse. Ici, il applique les ordres du calfat , compagnon indispensable du charpentier. 
Le "calfat" règne sur l'entretien et l'étanchéité des coques en bois. Pour cela il doit déceler les parties « pourries » qui se nettoient avec un croc d’acier replié (sorte de ciseau) sur lequel l’ouvrier frappe avec un maillet. C’est le « recalage ».
Ensuite l’ouvrier prépare son « étoupe ». Cette dernière est constituée de corde de chanvre goudronnée dont le diamètre dépend de la grandeur de la rainure à bourrer .On tourne l’étoupe en la faisant pénétrer dans la rainure avec un outil appelé « minahouet » Dans certains cas on utilise une masse pour frapper sur l’outil..Ici vient toute l'histoire du "minahouet"
Pour parfaire le travail on mastique le chanvre et on peint par-dessus.Le goudron que nous connaissons n'est arrivé qu'avec la houille et les usines à gaz. Il s'agit donc ici de goudron végétal, dit goudron de NORVEGE que l'on chauffe aussi dans une vieille marmite. Le GUIPON ou pinceau rustique est dans le seau en bois indispensale pour le transport du goudron liquide. Tout près, une gratte triangulaire est prête pour enlever le viell enduit.Un outil peu connu est le " BEC DE CORBIN" qui sert à retirer la vieille  étoupe coincée entre les bardages.
Le long des rivières ou des grèves ,on retrouve aussi des billes de bois  de toutes sortes  " bois en croches" , "bois en pipes", qui évacuent leur sève et purgent leur aubier entre air et eau ( parc à bois à LANESTER par exemple). Une voîle traîne au sol. Le marin décrit sa "ralingue" , le filin cousu tout autour et destiné à lui donner la résistance nécessaire, les "cosses" ou " oeuillets" sont cousus dans les coins . Cette précision se retrouve en permanence dans les représentations de vanneries, paniers, maunes, casiers toujours présents parce que liés à cette vie de pêcheur.
Le pêcheurs est à bord toujours en ciré. On disait aussi en "cirage" parce que l'étanchéité du vêtement devient étanche après traitement à l'huile de lin.  

Le minahouet
Terme de marine: Planche étroite percée au bout, et qui, pour un petit filin, remplace la mailloche à fourrer. Mais la coutume donne le même nom à des outils différents  
Coiffe bretonne :
Sa forme rappelle celle du minahouet. Elle se porte à Locmiquélic, localité voisine de Lorient et de Port-Louis (Morbihan). (reference grand dictionnaire terminologique).

 

Outils :Calfateur utilisant un outil appelé minahouet avec le burin et le chanvre.

Locmiquelic Locmiquelic

Locmiquelic Locmiquelic

Référence : 70 NŒUDS Amarrages et épissures ( Editons Maritimes et D’Outre Mer)
(document donné par un Locmiquélicain que nous remercions vivement puisque ce document donne un autre sens et usage au mot MINAHOUET)


Bateau avec voile minahouet

 navigateur nous a présenté son bateau équipé d'une voile nommée "MINAHOUET". Ce navigateur va participer à BREST 2008 avec une flamme LOCMIQUELIC. Merci à Mikael Le Gall
(site : www.francois.vivier.info et www.francois.vivier.info/Img/minahouet.pdf).


 

LocmiquelicLocmiquelic

Signification du mot marin Pigoulière :

Ce mot à deux sens dans la Marine
1° la chaloupe
2° le présentoir à vinaigre, huile et moutarde

Les pêcheuses de palourdes dans le Blavet

Avec le Scorff et le Blavet, c’est dans cette rade où tout est boue lorsque la mer se retire que l’on trouve des plages où la pêche à la palourde est possible pour les connaisseurs. Les femmes sont spécialistes de cette pêche. Pour cela elles portent des sortes de chaussures appelées « patouillards ». Ce sont des chaussures dont la semelle de bois est longue et concave comme les douves des barriques.
Ainsi elles peuvent glisser et patiner sur la vase pour ramasser leur godaille de palourdes et autres coquillages.
(Inconnu : Souvenirs de 1890)

La pêche de la palourde dans la petite mer de Gâvres
Vieux Riantécois de toujours, il est intarissable  sur son objet de prédilection: la palourde. Il est bien sur, malgré son âge un fervent défenseur  de cette tradition de pêche à pieds.Son terrain de jeux depuis sa plus tendre enfance.
Hervé, tente d'apprendre aux touristes de passage l'art et la mamière de pêcher ce trésor de la nature :" attention on plante dans le sable et on tire d'un seul trait "   Et Hervé alliant la parole au jeste plante son outil à manche en houx et à 7 dents pointues  dans le sable et tire vers lui ...une ....deux ....trois palourdes sont rammassées... Les touristes sont ébahis. 
Et notre cher Hervé, de dire que cette petite mer est favorable à la croissance de ces bestioles et qu'il faut surtout  préserver cet éspace
Lorsque le résultat de la pêche en mer de leur mari était insuffisante, les femmes, le dos courbé, grattaient le sol soit à la cuillere soit au croc pour améliorer le menu.

SOS petite mer     
La palourde reste encore pour certaine famille une source de revenus, certes minime mais est un complément de ressources Le prix du kilog est environ 10 euros 
MAIS LOI OBLIGE, la vente des coquillages est interdite aux  paticuliers donc interdite aux ramasseurs de palourdes de la petie mer. 
Tous les élus et habitants de cette région sE BATTENT BIEN SUR pour le maintien de cet avantage séeculaire  


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Le tablier de la Grand' Mère

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ? Le principal usage du tablier de Grand-Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.

Et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes ; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.

Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

En souvenir de nos grands-mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent et à ceux qui pourront apprécier l'histoire du tablier de Grand-Mère.

Les dictons et proverbes bretons sur la mer et les pêcheurs

(Extrait de : Dis-moi comment ils parlent : 2500 proverbes de Bretagne)

NEN DES KET PISKED, HEMB DREIN. NE’ Z EUS PESK E-BED, HED DREIN.
Il n’y a pas de poisson sans arêtes.

LEC’H MA AR MOR, MA AR PESKED.
Là où est la mer, là sont les poissons

AR PESKED A YA DA HEUL O BOUED.
Les poissons suivent leur nourriture.

D’AR MOR YA AR PESKED.
Les poissons vont à la mer.

DA LESTR DIGORET, NE Z EUS AVEL VAD E-BED.
Pour un bateau ouvert, il n’y a aucun bon vent.

NEB NE ZENT KET OUZ AR STUR OUZ AR GARREG A RAIO SUR.
Celui qui n’obéit pas au gouvernail, Obéira sûrement aux rochers.

BEZIN GLAZ HA TEIL DU, A LAK KOUER WAR E DU. BEZIN DU HA TEIL LOUED, A GAS KOUER DA GLASK EVOUED.
Goémon vert et fumier noir mettent le paysan à son affaire. Goémon noir et fumier gris envoient le paysan chercher sa nourriture.

RED EO NEUNV PE VEUZI.
Il faut nager ou se noyer. (lutter ou périr)

LOAR GWELET, MOR MANET.
Lune visible, mer calme.

AR MOR GLAZ PA VEZ FALL AN AMZER, A GUSTUM GWENNAAD WAR AR GARREG.
La mer bleue, quand le temps est mauvais, blanchit sur les rochers.

E-LEC’H MA ‘Z EUS TRE HA LANO, PEP HINI LAK E ANO
La ou il ya jusant (marée descendante) et flots, Chacun met son nom. (Zone ou la mer monte et se retire, goémon accessible à tous).

GWELLA NEUER, KENTA BEUZET.
Meilleur nageur, premier noyé.

BLOAVEZIOU HOUL, BLOAVEZIOU PESKED.
Année de houle, année de poissons.

AVEL VIZ, AVEL PIZ.
Vent du nord-est, Vent avare. (peu de poisson).

AN DEN A VOR A DREUZ, BEG AR RAZ, AR MARO A WELAS.
Le marin qui passé la pointe du Raz a vu la mort.

MOGEDENN DIWAR AR MOR, HEOL TOMM KEN NA FAOUTO AN NOR.
Brume venant de la mer, soleil si chaud qu’il fendra la porte.

BRUM DIWAR AR MOR, HEOL TOMM KEN NA C’HOR. BRUM DIWAR AR C’HOAD, GLAO KEN NA STRAK.
Brume venant de la mer, soleil chaud à fendre la porte, Brume venant des bois, pluie à tel point que cela éclate.

GLAO WAR AN TREZ, GLAO E-PAD AN DEIZ.
Pluie quand la mer descend, pluie toute la journée.

BRUD VAD A JOM E TOULL AN NOR, BRUD FALL A RED BETEG AR MOR.
La bonne renommée reste au pas de la porte. La mauvaise va à la mer.

TROUZ MOR E PONT KRAC’H, GLAO HAG AVEL KEN NA GAC’H.
Bruit de mer à Pont-Crach, pluie et vent à satiété.

PA VEZ EVID EUR GWENNEG E MOLENEZ, E VEZ EVID UGENT EN EUSA.PETRA EO ? AR GWALL AMZER.
Quand on en a pour un sou à Molène, on en a pour vingt à Ouessant. Qu’est-ce? Le mauvais temps.

GWALARN TORRET DIOUZ AN NOZ, GLAO HAG AVEL ANTRONOZ!
Noroît cassé en soirée, pluie et vent assure le lendemain !

DAOU ZERVEZ GOUDE AR C’HANN, PA ZONJER E TISKENN EO… E LAMM! (AR MOR)
Deux jours après la pleine lune, quand on pense qu’elle décroit, c’est alors qu’elle saute ! (la mer).

PA NE C’HELLAN MOND DA BENZEA DA BORSDOUN, RANNA’ RA VA C’HALON !
Si je ne puis aller naufrager à Porsdoun, mon cœur se fend.

EN EUSA EVEL E MOLENEZ, N’EO KET AR PESKED A VANK… MED O ZAPA!
A Ouessant comme à Molène, le poisson ne manque pas… Mais les prendre ! 
NOZ TENVAL ZAC’H, HA GLAO KEN A GAC’H.
Nuit noire comme dans un sac, et pluie comme vache qui pisse.
                                               °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

GUERZE DE L'HOMME DE QUART
Mélopée recueillie à l'île de GROIX, par le pète groizillon Jean Pierre CALLOC'H et chantée par Laurent LE BEHEREC, patron pêcheur de Klavezg, à FROIX, le soir de la fête de L'Assomption en 1911.
                                            ( à la mémoire de mon père)

Minuit est sonné, on a crié: au quart!
Allons maintenant sur le pont passer quatre heures.
Afin que les deux autres aillent se reposer aussi.
Et nous veillerons à présent jusqu'au jour.
Voici venu le temps de se promener sur le pont,
Allons maintenant d'esprit vers notre beau pays breton
Malgré que nous soyons si loin, il me semble le voir 
Comme si j'étais  à passer dans son Courreau béni.
Je vois les lieux où j'ai passé 
Je vois le menhir et la croix Saint Sauveur. 
O croix sainte; hélas combien de fois depuis mon  enfance 
J'ai passé près de toi, aller et retour de Klavezig    
A cet âge tendre je ne comprenais pas
La peine qu'avait le pauvre exilé ....
(PS: mélopée est un chant mélancolique et triste)  

AUTRE TEXTE ( auteur inconnu de moi, mais  certain charme )
Ils sont partis nos grands voiliers
Pêcher sur le grand Atlantique
Pêcher le poisson argenté 
Ah! que c'est beau, c'est magnifique
Avec leurs voiles toutes pleines de vent
Et les vents d'est qui les poussent
A bord de la "Gueuse des flots", chantant
Et dans vingt jours, vous serez de retour
Vaillants dundées, allez la mer est grande! 
Vaillants dundées, qui dans les eaux profondes
Vaillants dundées qui parcourent la mer, vous serez de retour.
Enfin, la marée terminée  
La " Gueuse des flots" avec sa charge
Les vents de noroît vinrent à tomber
Fallut enfin quitter le large
On mit le cap sur l'île d'Yeu
Et dans la chambre le mousse prospère 
Tout en veillant sur sa chaudière
Chantait à mi-voix:
Vent de noroît, fraîchis, fraichis sans cesse!
Vent de noroît, fraîchis sans trop de hardiesse!
Vent de noroît, approche -nous sans cesse
de l''île d'Yeu
Voir celle que j'aime la mieux. 


Complainte des pêcheurs  Chalutiers à voiles 
Il pleut, il vente, la tempête fait rage
On a faim, on meurt à la maison
Il faut choisir: sortir avec courage
Ou bien laisser sans pains nos pauvres mignons.
Jamais, jamais, le marin ne fut lâche
En route amis, raillions tous le bord
C'est de lutter sans relâche
Dieu qui nous aime, écartera la mort
Aie pitié, ô mon dieu, de tes pauvres marins
De ces coeurs incertains, vois le sort incertains
On est en drague depuis plus de deux à peine,
Le vent fraîchit,  il souffle en ouragan.
Fatalité! Le train croche, oh déveine!
Va-t-on virer avec un pareil temps?
Virons, virons, en veillant à la lame,
Virons, virons, sans mollir ni rager;
Virons, virons, virons du coeur à l'âme, 
Virons, virons, au port il faut rentrer.
Frères, encore du courage, virons, virons encore
Le vent cherche carnage; il faut rentrer au port.   

Valse pour un matelot
Chantée par Marguerite YVON de l'île de GROIX, sur l'air de "Frou- Frou" en 1979
Au mois de juin de chaque année
C'est la campagne qui commence
Le thon n'a cas bien se garer
Le marin pêcheur entre dans la danse!
Au café, table bien servie,
On rit, on chante, c'est la Partance:
En une coutume charmante
Parents, amis sont réunis!

Ho hisse! hé ho! à la mienne, à la tienne
Ho hisse! hé ho! chacun la sienne
Ho hisse! hé ho! on cache un peu sa peine
Ho hisse! hé ho! à nos p'tits matelots

Pauvre voilier qui va mourir
Tout doucement et chaque année
Plus d'un passe au souvenir
Car la marine motorisée
Fera de toi un pauvre vieux
Qui comptera dans la légende
Pourtant ta vie fut belle et grande,
Et tu soupires malheureux

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ILE AU MOINES ET LOCMIQUELIC
(extrait du livre de Michel GALZAIN


....Une flotte amie, c'était celle des pêcheurs de la baie du Port-Louis ( Gâvres, Etel, Saint Cado, Locmiquélic et Riantec. L'île les englobait collectivement sont le noms des "Gâvrais", familliers du golfe d'octobre à la semains sainte. (l'été, ils devenaient pêcheurs de thon).
Leurs barques, à demi pontées, enfournaient dans un réduit ménagé sous le gaillard des bottes de paille, mobilier rudimentaire de cet inconfortable logement pour le couchage du jour, la pêche pratiquée invariablement de nuit, la journée passant à rôder le long du rivage pour y détecter les bancs de poissons.
Le soir venu, avant de jeter la senne à l'eau, chaque équipage préparait sa cotriade, unique repas de la journée, arrosé le matin d'un boujaron d'eau de vie, après le départ des mareyeurs de VANNES et d'AURAY, qui venaient acheter le poisson dès l'aube, si bien que personne ne pouvait évaluer le produit de la pêche que les pêcheurs  disciplinés ne révélaient pas.
L'esprit de corps se manifestait aussi dans le respect strict des parages dévolus à chacun. Ceux de l'Ile aux moînes fréquentés par trois bâteaux de quinze hommes qui, vers la fin de l'après-midi, se rendaient à l'auberge attitrée; un équipage à KERNO chez LABOUSSE, un autre au café du MENHIR à KERGONAN, le troisième à l'estaminet du PETIT-PONT.
Dans les trois maisons, tous les soirs, à la même heure, la même scène se renouvelait au rythme lent et immuable où s'écoulent les saisons.  
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Texte de l'écrivain ADROIN DUMAZET (1895)
 Les amarres sont larguées, le petit steamer s'ébranle; en quelques secondes  nous sommes à la jonction entre le BLAVET et le SCORFF et voyons étinceler la rade de LORIENT.
A la haute mer, avec ses promontoires déchiquetés, ses îlots pittoresques, sa petite forteresse insulaire de  Saint MICHEL, l'estuaire est un site maritime superbe.
Peut être sous le ciel perpétuellement humide, lui manque t'il la netteté des contours et la pureté des lignes, mais les anses et baies qui se creusent y gagne en mystère.
C'est une bonne terre Bretonne qui est sous nos yeux. Les îlots et les promontoires défilent.
Au-delà de l'île Saint MICHEL, si riante avec ses batteries ombragées, on découvre tout à coup la mer entre la petite ville de PORT-LOUIS, enfermée dans ses remparts couronnés de ses grands arbres, et le petit village de LARMOR dont la flèche à crochets est, dela part des matelots, un objet de vénération.
En passant en vue de LARMOR, chaque embarcation salue ce clocher.  
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Pêches à la sardine de Lorient et Riantec
Voir page  principale " HISTOIRE" de 1800 à.... 
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19 janvier 1968
Joyeuse fête des rois  au foyer des jeunes de Locmiquelic

Une réunion très joyeuse a eu lieu dans la grande salle du foyer des jeunes .
Les jeunes qui le fréquentent de plus en plus  peuvent s'adonner aux différentes activités culturelles et sportives ,  ont eu l'idée d'inviter les membres de la Municipalité  et les adultes autour de Mr HENRIO, qui se dévoue pour les encadrer.
Leur Président, Mr PEDRON a adressé des remerciements chaleureux au maire, Mr Emmanuel LE VISAGE, pour la sollicitude témoignée aux jeunes de la commune . Il a bien conscience que ce foyer est l'un  des plus beaux que l'on puisse voir dans tout le Morbihan.
Plus d'une centaine de jeunes assistaient à cette soirée au cours de laquelle l'orchestre des " TRAPPS" (constitué au Foyer) donna un large aperçu de sa qualité et de l'étendue de son répertoire . 



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